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MdM Database
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Ce qui est bien avec Underworld, c'est qu'au moins, il fait pas dans le détail p... |
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Le mois d’Août aura connu une importante crise boursière qui fit la une de tous... |
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JUSTICE POUR TOUS !
En ce jour de fête musicale et d'inauguration de la canicule 2008, je crois qu'il est d'autant plus important de ne pas oublier ses frères opprimés et de lancer un cri de révolte. C'est pour ça que je proclame : Justice pour tous !
Loin de moi l'idée de m'en remettre à Rachida Dati car, ce que je vais faire présentement, c'est rendre un hommage à un groupe musical dans le genre total groovy hype : Justice. Justement.
D'abord, j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour les groupes musicaux qui conceptualisent leurs clips. Cela permet de donner toute sa saveur et sa profondeur à une des activités les plus décadentes qui soient : le zapping de clips vidéos.
Pour le moment, on a pu voir : - D.A.N.C.E : le morceau rigolo avec des t-shirts psychédéliques
- DVNO : le morceau funky avec plein d'images qui brillent
- Stress : le morceau hyper tendu avec des jeunes exprimant publiquement leur mal être intérieur. Justice poursuit donc la voix daft punkienne avec brio. Les deux cocos derrière le phénomène sont certes un peu moins discrets que leurs pères mais on retrouve bien là les ingrédients de la french touch : identité sonore originale et reconnaissable, funk populaire tout en étant décalé par rapport à la production générale. Cette french touch démocratise une électro qui garde des traits de radicalité musicale, et c'est tout à son honneur.
Mais voilà que l'esprit académicien de tout à chacun se réveille et se demande : mais pourquoi on dit "french touch" et pas "la touche française", on est en france bordel de putain de merde (un peu virulent l'académicien qui sommeille en tout à chacun). La réponse est simple : si on disait "touche française", ça donnerait ça. Donc on le dit pas.
Mais pour en revenir à Justice, ce sont deux bonshommes qui se présentent dans une posture très manga sur les bords : le grand barbu et le petit chinois. Ces deux individus louches nous proposent des morceaux électros fortement variés et remarquables par des lignes de basse à gogo (pour preuve le fameux DVNO). C'est cela même qui caractérise leur grande différence avec nos amis de Daft Punk qui font eux plus dans le registre hypnotique que oultra funky. Le tout est proposé dans un album trouvable à un prix décent alors pourquoi se priver nom d'une pipe en bois.
Mais quand même, je ne peux m'empêcher de terminer par un coup de poing sur la table, vif et énergique : dites donc messieurs responsables des jaquettes, vous vous foutriez pas un peu de la gueule du monde avec vos packaging tout dépouillés ? Le coup du "choix artistique" ou de la "culture électro", je le vois trop arriver, mais ça marche pas ici. Félicitons nous tout de même de l'énorme effort accompli par les gars de Justice : l'iconification de leur fameuse croix représentative apporte un plus indéniable sur leur identité visuelle ; ce qui est déjà un pas considérable en avant par rapport à l'imagerie de daft punk qui se contente d'étiquetter tout connement ses albums "daft punk".
Plus personne n'achète de CD, tout le monde s'en fout ? Ok j'ai rien dit. |
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Grand Theft Auto transposé
La une de Libé, un article dans le Nouvel Observateur, une chronique dans le Grand Journal et l'édition spéciale sur C+... ce n'est que quelques minces exemples de l'hallucinante couverture médiatique dont a bénéficié la sortie de Grand Theft Auto IV, le jeu de référence en simulation de racaille.
Pour vous situer peut être mieux la chose, c'est ce mec qui gueule sans arrêt dans les pages publicitaires télévisuels "I'M THE ONE WHO SURVIVED" (c'est moi qui ai survécu (NDR : on avait remarqué)).
Sans aller dans les considérations pointues de gameplay, on peut dire que GTA 4 s'inscrit dans la lignée de GTA 3 : réalisation de qualité (certes) et liberté d'action (toute relative) sont les maitres mots de ce jeu qui somme toute ne révolutionnent guère ce qui a déjà été fait. Un jour, les gens comprendront que le seul vrai GTA, c'était GTA 2 et ses joggers oranges qui faisaient "OYE OYE OYE" et qui donnaient un extra bonus lorsqu'on les écrasait tous d'un coup.
Alors pourquoi ce ramdam autour de GTA 4 ? Parce que déjà l'industrie du jeu vidéo pèse lourd financièrement (particulièrement pour ce titre), puisque même Hollywood fait plutôt pale figure à coté. Donc forcément. Mais aussi parce que le studio qui développe le jeu est un coquinou qui utilise à merveille la réputation sulfureuse du titre. "Mais sulfureuse en quoi ?", peut se demander l'Homme à la mine perplexe. N'importe quel journaliste en jeu vidéo censé nous aura tôt fait tôt remarquer que ce qui est abordé dans GTA n'est que ce qu'on voit à la télé depuis 20 ans à longueur de journée. Et puis quoi ? GTA, c'est juste l'école de la vie.
Bref, nous voici en présence de marketing caractérisé qui utilise aussi à son profit le buzz fourni par les gens trop émo qui pensent que l'interactivité du jeu vidéo est source de traumatisme grave (le recul ne serait que l'apanage de celui qui glande devant la télé et pas celui qui utilise un clavier/souris/manette/ustensile ?). Les adversaires du jeu lui constituent une véritable vitrine publicitaire ainsi qu'il en est de l'avocat américain Jack Thompson qui n'en finit pas de se ridiculiser devant la justice des States à force d'attaquer la série des GTA pour n'importe quoi (il se fait même juger pour ses abus le con...)
Mais vous savez, moi j'aime bien faire mes articles comme un épisode des Simpsons, et vous avez déjà compris que ce n'est en réalité pas exactement de GTA 4 dont je veux parler puisque tout le monde le fait déjà, particulièrement sur le world wide web des cyberdjeunz blogueurs.
Je reste toutefois sur le terrain de la délicatesse et du raffinement avec cette hyperproduction cinématographique qu'est Hypertension (actuellement diffusé sur canal+).
Film littéralement sous extasie, la parenté avec GTA n'est pas seulement thématique (gangs, flingues, biatches, bagnoles, poursuites, came...) mais aussi dans la forme. On ne pourra pas louper les effets stylisés qui sont délivrés par tonne à chaque scène. Le zoom dans les entrailles du héros pour voir le cœur battre, les plans en contreplongée à tire larigot, les dialogues des personnages sous titrés en temps réel par des images illustratives... ça part dans tous les sens. Mais malgré la surenchère évidente et le rythme effréné, il y a quand même des accalmies et la mise en scène reste donc digérable.
Le second point d'accroche, c'est la stupidité effarante de tous les personnages. Le héros est tout ce qu'il y a de plus bourrin : tout est prétexte à provoquer des carnages. Lorsqu'il ne s'excite pas comme un dératé (remarquez, il a des circonstances atténuantes), il fait des choses complètement idiotes comme lorsqu'il se retrouve debout sur une moto de flic en robe ; ce qui lui coutera de faire un vol plané dans la foule. Là dans ce cas, on pourrait très bien imaginer deux potes devant GTA en train d'avoir l'idée de cette même scène tellement ça ressemble à un délire gratuit du réalisateur : "hey un flic ! zyva tire lui sa moto !... hey tiens écrase toi avec sur ce petit café là !". Cela étant dit, c'est toujours sympa de voir Jason Statham dans un rôle moins premier degré qu'à son habitude (Le Transporteur...).
Mais le rôle que je retiendrais définitivement de ce film, c'est celui d'Amy Smart (remarquée entre autres dans L'Effet Papillon, un film qui ne traite pas d'écologisme) qui nous concocte un personnage surnaturel de pouf merveilleuse dont les répliques, toujours remarquablement adaptées à la situation, font mouche à tous les coups. Je noterais au hasard :
- " Mince j'ai oublié de prendre ma pilule "
- " C'était vraiment un geste injustifié ! " Véritable caricature de "la-femme-qui-fait-chier-le-héros-avec-ses-états-d'ame-alors-qu'il-est-en-train-de-jouer-sa-vie" (personnage extrêmement récurrent dans bon nombre de flims d'actions de base), Amy Smart est aussi prétexte à une scène de magnifique bon gout mais dont je me garderais d'en dévoiler la teneur pour vous en laisser la saveur.
J'ose le dire : Hypertension est un film réussi. Sans relâche, sans systématisation malgré la forte stylisation du tout, on prend du plaisir à consacrer son temps de cerveau disponible à l'idiotie latente de ce film survitaminé. C'est clairement mieux que de se taper les pubs à la mi temps d'un match de foot sur TF1. C'est complètement crétin, c'est sûr (on a même droit à une apparition du chanteur de Linkin Park en junkie), mais on ne peut pas dire que ça ne soit pas annoncé tel quel
Notons qu'il est intéressant de constater que cette œuvre cinématographique, clairement inspirée des jeux vidéos (le clin d'œil est explicite), a repris les codes du genre avec bien plus de brio et de second degré (il suffit de voir l'exagération volontairement outrancière qui en est faite) que les films carrément basés sur des licences de jeux vidéos. La médiocrité des films du genre reste donc l'apanage des films basés sur des licences de jeux, à l'instar de la médiocrité des jeux vidéos basés eux sur des licences de film.
La conclusion est posée, merci de votre attention.
N.B. : un second hypertension (Crank 2 en vo) est en cours de tournage. Super ! |
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Cendrillon et la société géniale
Aujourd'hui, Jérôme Kerviel a décidé d'aller à la société géniale. On est samedi, c'est fermé mais il s'en fout, il ira quand même : ça sera pas la première fois qu'il prend la tangente.
Il est joyeux et a choisi de passer par le parc. Les filles sont jolies, il fait beau (y'a pas d'mal après ce mois d'avril assez merdique), et il peut même se payer le luxe de mettre son pull autour du cou pour se donner un air classe et décontracte.
Mais ce n'est pas ce qui intéresse réellement Jérome Kerviel. Car aujourd'hui, s'il a décidé de se rendre à sa banque où il est arbitragiste (comprendre "trader qui régule les marchés", à la différence du "trader qui se fait un max de fric sur ta gueule" plus connu), c'est pour la niquer de 5 milliards de dollars. Oui, il est comme ça, Jérôme Kerviel. Il a des coups de tête ambitieux. Et puis tant qu'à faire, niquer la société géniale, ça reviendra à niquer la société en générale.
Quel meilleur projet pour honorer la fête du travail de ce 1er mai ?
Mais laissons Jérôme Kerviel et ses plans machiavéliques. Tournons la tête pour voir que, pendant ce temps, 47% des français redoute de devenir sans abri. C'est marrant, surtout lorsqu'on met en perspective cette étude de l'ONU qui prétend que 10% des 500 milliards investis dans la pub pourrait régler 50% des problèmes de la faim dans le monde.
A peu de choses près, ceci est le paradoxe énoncé de notre société mondialisable qui s'enrichit mais où la peur de la pauvreté grandit sans cesse : c'est la société géniale.
Je profite de toutes ces considérations pour rappeler les sujets de l'émission de Capital de dimanche dernier qui nous a entres autres montré que :- les patrons des grandes sociétés se donnent des augmentations entre eux, puisque étant réciproquement dans les conseils d'administrations de leurs copains, y'a pas de raison de se faire chier ("tu veux bien m'augmenter ? ok cool,ben je t'augmente aussi")
- Mittal, le géant de l'acier, envoie des mineurs au suicide parce que c'est moins cher que s'il fallait essayer de les maintenir en vie. De la sorte, Mittal assure le double de rentabilité de ses infrastructures par rapport à la concurrence. C'est un moyen comme un autre pour le patron Lakshmi Mittal de payer un joli mariage à base de millions d'euros à sa petite fille chérie (à Versailles je vous prie). Kylie Minogue est même passé pour faire un coucou à 520 000 dollars (hey mais celle là n'a pas encore été nominée à l'instant pouf ! quel blasphème !)
- des gens jouent à suivre des courbes sur des écrans en se tirant un max de thunes. Ici, on en revient effectivement aux traders (la seule exigence dans ce genre de travail semble de devoir prendre l'air grave et important lorsqu'on regarde des chiffres).
Tout ça pour conclure : ahhh la folie des hommes, nous courrons droit à notre perte.
Ca, c'était juste histoire d'enfoncer des portes ouvertes (je me suis ramassé par terre comme une grosse merde du coup (ça c'était pour remettre l'image du dossier sur la chine qui se cachait derrière la vidéo (je t'en prie Dunn)))
En fait, si j'évoque pèle mêle tout ça, c'est surtout pour en arriver à un ouvrage d'un certain Eric Reinhardt qui tombe à point nommé : Cendrillon.
Ce bouquin raconte justement pèle mêle des destins de personnages plus ou moins marginalisés dans une société capitalistique désarticulée. Qu'ils soient parfaitement dans le système (trader) ou complètement out (chômeur suicidaire), ils semblent pourtant tous se retrouver dans un vide intérieur fondamental. C'est donc dans une atmosphère sans concession qu'évoluent les individus Laurent Dahl, Patrick Neftel ou bien Thierry Trockel (ça fait un peu chien chien je trouve) ; ce qui n'empêche pas le naïf Eric Reinhardt de persister à croire en l'espérance poétique (d'où "Cendrillon").
Ces destins ne sont pas croisés, ils sont totalement indépendants. Ils sont même entrecoupés des pérégrinations autobiographiques de l'écrivain, qui se plait à faire état de considérations diverses (un peu comme le début de cet article), se faire le chantre de la saison automnale, ou tout simplement raconter sa life (il adore les pieds de Margot).
"Ca m'a l'air d'un bordel". Mais c'est justement et parfaitement voulu. En ce sens, Cendrillon rappelle la démarche de Mondedemerde.net que nous n'avons certes pas théorisé : une sorte de melting polt de récits, d'articles dont la seule mais essentielle connexion est la vérité de l'instant, le contexte dans lequel il se déploit. Plus sommairement : du grand n'importe quoi.
Ce qu'Eric Reinhardt cherche à faire et montrer, c'est ainsi d'établir que ce qu'il relate de lui et ses fictions ne font en fait qu'un tout interconnecté par un référentiel unique : sa subjectivité de l'instant présent, instant présent dont il fera d'ailleurs l'apologie dans l'un de ses bourlinguages.
Au final, il n'empêche qu'il n'est pas forcément évident de trouver des liens qui ne sont pas explicitement déclarés ni même explicitement recherchés. Mais c'est cela même aussi qui fait l'intérêt du livre : on se retrouve dans une démarche expérimental qui a le mérite, de par sa nature, de révéler une écriture authentique. On sent les convictions de l'auteur, on sent ses approbations, ses appréciations etc.
On est même au cœur de ses enquêtes comme lorsqu'il entreprend de s'interroger sur les ressorts du milieu des fonds de pension et du métier de trader, fort pédagogique au demeurant. Parallèlement, dans une approche plus romanesque, il raconte le récit d'un trader qu'il imagine avoir pu devenir s'il n'était pas devenu écrivain (Eric Reinhardt est passé par école de commerce et tutti quanti). Par cet exemple, on se rend bien compte de la démarche bordélique d'Eric Reinhardt. Le milieu de la finance, son parcours personnel, sa fiction autobiographique... tout autant de récits indépendants, mais reliés ensemble dans ce même contexte du livre Cendrillon et qui, finalement, se renvoient tous la balle par des liens implicites.
Le délire d'Eric Reinhardt sur la synergie de récits dans l'instant présent ne se résume pas à un concept venteux. Il semble prendre corps là, tout de suite, maintenant. N'est ce pas étrange qu'en ce moment même, pas si loin après la sortie du bouquin, le milieu de la finance soit au cœur de moults débats (l'émission de capital en parlait justement) ? La petite histoire de Jérome Kerviel a surgi dans la foulée de ce livre.
De là à jouer les Jean Claude Van Damme et dire que toutatuneraison , c'est un pas que je ne franchirai pas, mais j'oserai dire quand même que tout ne vient pas sans raison.
Attention, subtilité. |
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Bienvenue en Chine France
Depuis le début des émeutes au Tibet, on a pu entendre des tas de trucs. Globalement, ce qui ressort de toutes les infos, c'est que le gouvernement chinois n'assure pas du tout au niveau des droits de l'Homme, et que le Dalaï Lama fait ce qu'il peut. Sinon, y'a aussi le sénateur Mélenchon qui a un autre avis, plus décalé, voir un peu à côté de la plaque (oula attention quand même) mais nuancé. Après y'a le gouvernement chinois qui dit le contraire, et que ça roule. On peut aussi noter le site http://anti-cnn.com qui veut montrer chaque perversion de la vraie information par les médias de l'ouest, et le site http://www.sina.com sur lequel a été "lancé une pétition en ligne qui dénonce la façon « biaisée » dont les médias occidentaux traitent les événements du Tibet" (vu ici).
Mais voilà, à la base, je voulais juste faire partager ce passage du reportage d'Envoyé Spécial (notez l'effort fait pour les couleurs du lecteur de dailymotion) :
Alors là, on se demande pourquoi un mec se fait virer quand il pose une question à un journaliste chinois et quand il filme des manifestants pro-tibetains ? A quoi ça sert et qu’est ce que ça veut dire ? Tout officiel chinois doit-il essayer d'effacer tout ce qui concerne le Tibet ou un déroulement non conforme des joyeuses festivités de l'avant JO ? Dans le cas présent ça paraît complètement ridicule de virer juste un journaliste, journaliste qui a filmé des trucs que bien d'autres ont filmé et montreront partout. L'officiel chinois pensait-il qu'il allait enlever un bout des manifestations réelles en enlevant un bout du pack de journalistes ? Moins d'images, moins d'impact ; ça pourrait se tenir.
Cette attitude me paraît s'inscrire totalement dans le cadre du contrôle des informations concernant le Tibet. Je pourrais séparer ce contrôle en deux genres : un contrôle de tout ce qui est dit (quantitatif) et un contrôle de ce qui se dit (qualitatif, en gros).
Le premier genre de contrôle est garanti par le renvoi de tout journaliste étranger (tout du moins). Il y a tout de même eu une vingtaine de journalistes triés qui ont pu faire un tour au Tibet, mais sans qu'on en ait beaucoup entendu parlé.
Le deuxième genre de contrôle, carrément vicieux, s'exprime par le fait de dire un peu tout et n'importe quoi et son contraire, en gros. Exemples. Le nombre de morts durant les émeutes du 13, 14 et 15 mars varie suivant qui en parle. Ou encore, Pékin accuse "la clique du Dalaï Lama" de diriger les manifestations et violences tibétaines, mais le Dalaï Lama dit que non (vu ici). Autre exemple, le premier ministre chinois dit qu'il est prêt à discuter avec le Dalaï Lama s'il renonce à l'indépendance totale du Tibet et s'il renonce à la violence. Mais ça c'est déjà fait, et tout le monde le sait, ça fait 30 ans qu'il est comme ça (je suis pas 100% sûr, mais ça doit être un truc du genre). (vu ici et ici)
Ok ok, mais alors d’où viennent toutes ces mésententes, contradictions et versions différentes de la réalité ? C’est quand même pas sorcier de se mettre d’accord sur des faits. Bon, quand certains faits dérangent une partie, on peut comprendre que celle-ci veuille les modifier. Mais comment faire ça ? Comment modifier des faits (qui paraissent parfois même indéniables pour tout le monde) ? A priori le truc utilisé est de simplement dire autre chose sur un air convaincu, quelque chose du genre "Non, mais oui, mais non quand même.", quelque chose de contradictoire et ambigu qui utilise la part de doute possible toujours présente dans les tréfonds de notre cerveau, quitte à passer pour un con. Résultat, il y a tout de même une sorte de flou qui plane au dessus des faits, et on y voit plus forcement très clair du coup.
Mais bon, nous, faut pas nous prendre pour des cons hein, on est pas dupe, si un mec nous expose un truc, images à l’appui, et qu’un autre nous dit "Non non ! C’est des conneries ça.", ben ça prend pas !
Et pourtant.
Il y a pas si longtemps que ça je lisais le Tome 2 du Principe de Lucifer de Howard Bloom, Le Cerveau Global. Dedans, y’a un chapitre qui s’appelle "La réalité est une hallucination partagée" qui montre comment notre perception de la réalité est modifiée par tout ce qui nous entoure (et ce qui nous entourait). Je vais juste citer un passage de ce chapitre qui parle de l’influence d’une minorité sur une majorité, de ce qui nous intéresse ici en gros quoi :
"A des étudiants dotés d’une vision normale des couleurs, on présenta des diapositives bleues. Mais un ou deux complices dans la salle déclarèrent que les diapositives étaient vertes. A nouveau, 32% des étudiants finissaient par suivre l’opinion de ces partisans du vert aussi bruyants que fantaisistes. Plus tard on prit les sujets à part, on leur montra des diapositives bleu-vert et on leur demanda de les classer de la couleur bleue à la couleur verte. Même les étudiants qui avaient, à juste titre, refusé de voir du vert, prouvèrent que les défenseurs de l’émeraude présents dans la salle avaient coloré leur perception : ils classèrent plus de diapositives dans le vert qu’ils n’auraient dû le faire selon les tests effectués dans des conditions normales. Mieux, lorsqu’on leur demanda de décrire la couleur de la persistance rétinienne, ils la décrivirent souvent comme rouge-pourpe, ce qui est la couleur typique d’une persistance rétinienne laissée par la couleur… verte. Et les persistances rétiniennes ne sont pas volontaires ; elles sont fabriqués par le système visuel. Le discours d’une seule personne s’était introduit dans les sanctuaires les plus intimes de l’œil et du cerveau."
Voilà voilà, je te laisse conclure toi même, lecteur.
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MR 73 : monde de MR2
Je vous laisse 30 secondes pour saisir la puissance du jeu de mots de mon titre (il fallait bien insister là dessus).
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C'est bon ? Ok. Ce fabuleux jeu de mots donc, pour nous amener sur une petite rétrospective du film MR 73 d'Olivier Marchal encore dans les salles (c'est mon dada les rétrospectives).
D'abord, avant toute chose, reconnaissons les qualités de l'œuvre pour nous dégager de toute accusation de mauvaise foi caractérisée : le film a une très belle photo comme disent les professionnels, les plans sont très travaillés et invitent à se laisser prendre par les situations. Daniel Auteuil, déjà au service de la mise en scène d'Olivier Marchal dans 36 quai des orfèvres, habite aussi fort correctement son rôle de flic qui chute à l'arrière du peloton. Faut dire, il s'appuie largement sur sa facilité d'interprétation des poses introspectives qui convient très bien à ce type de film noir (ça se trouve il a un truc, du style il pense à son chien).
Bien ! Maintenant qu'on a souligné ce qu'à peu près la plupart des critiques ont reconnu, rentrons dans le lard !
Alors déjà, le pathos : le film s'attaque à l'émotivité du spectateur à l'instar de chars d'assaut qui se lanceraient éperdument à la poursuite d'un petit hérisson rachitique. Il est terriblement évident que le réalisateur veut nous montrer la pourriture des systèmes policier et judiciaire et les terribles dommages collatéraux qu'ils peuvent provoquer sur les individus. Pour Olivier Marshal, rien ne semble alors valoir un petit règlement de comptes personnel. On a quand même du mal à le suivre sur un point de vue aussi glauque. Monde de merde d'accord, mais de là à y contribuer activement...
Déjà, pour commencer le film, on nous précise que "ATTENTION, ce film est tiré d'une histoire vraie". Comme pour nous faire admettre que le film qui va suivre serait parfaitement objectif, et que, bien entendu, il serait dégagé de toute interprétation des faits par Olivier Marchal. Il n'est en effet pas innocent de placer ce genre de précision en début de film. Un réalisateur assumant son point de vue aurait plutôt tendance à indiquer la mention "histoire vraie" en fin de film pour expliquer l'origine de la démarche (comme on le voit par ailleurs) et non pas en début de film comme ici pour faire argument d'autorité. Ce premier acte de manipulation du réalisateur rend tout de suite très sceptique.
On apprend aussi que le nom du film, c'est en fait le modèle d'un flingue. Ok d'accord, mais il dit qu'il voit pas le rapport. Ma foi c'est trivial et, à l'instar du coup de "l'histoire vraie", ce genre de détail rend sceptique. Mais admettons que y'ait un sens profond qui aurait échappé à mon coup d'œil de journaliste toto.
Mais au final, ce qui est surtout assez énervant, c'est que c'est un film esthétiquement bien fait certes, mais au service d'une morale fort discutable. On veut nous faire admettre que le personnage central se sacrifie pour la vie, pour l'avenir, tel une sorte de héros déchu dans un ultime baroud d'honneur (les plans finaux sont éloquents). Mais euh.... à quoi bon en somme ? Parce que vivre dans l'appréhension philosophique de l'univers, de la vie et du reste comme l'abordent tous les personnages dans le film, bonjour l'ambiance. Olivia Bonami est particulièrement grave dans le genre.
Il convient ainsi d'évoquer le postulat du film : certains individus sont habités par le mal et on n'y peut rien, c'est comme ça, ce sont des incarnation du démon (ce ne sont pas des êtres humains comme vous et moi, oula non, ils sont nés dans des petits geysers de flammes). Cette idée nous est fortement suggéré tout le long du film à un point que ça en devient étouffant. Pourtant même Dark Vador est revenu vers le côté clair de la force en tuant l'empereur. Et ce mec a quand même atomisé des planètes, c'était quand même un sacré méchant à la base ! Alors Olivier Marshall, excuse moi, mais tu te goures total !
L'idéologie barbare sous jacente au film qui consiste à prôner l'enfermement perpétuel à tout individu potentiellement susceptible éventuellement de causer du tort n'est donc vraiment pas enthousiasmante. La rédemption ne serait plus une alternative. Que cela fasse écho au discours sarkozyste du moment sur le sujet en est d'autant plus déprimant.
Tout ceci fait de MR 73 un polar noir où il n'y a pas beaucoup de contraste. Résultat : on n'a clairement plus envie de le voir. |
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Des vies de merde dans un monde de merde
Suite à une plubicité éhontée dans les commentaires, l'idée m'est apparu de donner corps à un article sur l'objet de cette pub. Donner raison à la pub, c'est moche, mais que voulez vous, monde de merde... Mais quid du sujet ? Il s'agit du racontage par chacun de son existence de merde sur des sites webs participatifs, noble activité s'il en est.
Alors d'un côté, nous avons viedemerde.fr. Viedemerde.fr, c'est l'approche philosophique et métaphysique de la vie de merde de tout à chacun. Des faits concis sous forme anaphorique oscillent entre efficacité et poésie. Pour preuve, cette belle VDM.
De l'autre côté, nous avons jourdemerde.com qui est tout jeune (ce qui explique la pub... oui c'est lui le vilain site qui fait de la pub... ouuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhh). Sur jourdemerde.com, bien que mes investigations soient encore sommaire à l'heure actuelle, je dirais que nous approchons plus d'un style narratif et descriptif dans le sillon de l'école flauberdienne.
Sur jourdemerde.com, la restriction fixée à un seul jour de merde semble favoriser le sens du détail et l'état d'ame personnel. Cela dit, par une astuce stylistique, certains trouvent l'habileté de se sortir de ce carcan temporel avec brio comme ici. Je cite : "C'EST LA MERDE .. de tout les jours" (faute d'orthographe fâcheuse en fin de parcours, on peut pas briller partout).
Bref, de quoi occuper sa vie de merde à lire celle des autres.
Cette étude comparative de viedemerde.fr et jourdemerde.com vous a été offerte par Mondedemerde.net. |
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La French Pouf
Quoi de mieux pour inaugurer MdM en V3 que notre grande saga de l'instant pouf. Pour tout dire, notre rédaction a de multiples fois hésité sur la pertinence d'une sélection pouf française : la conjoncture pouf est elle bonne en France ? L'offre en poufs suffit elle à saturer la demande pouf ? Pouf pouf pouf et pis t'es mort ?
Mais alors que les concertations allaient bon train, il fallait une fois de plus l'admettre : nous avons beaux être des journalistes totaux (bien que nous soitent aussi des journalistes toto), nous restons avant toute chose au service de l'actualité.
C'est donc l'actualité qui nous impose l'évidence. S'il devait y avoir un instant pouf français, c'était bien là, maintenant. C'est bien en ce début d'année 2008 que les forces vives de la nation pouf française s'élèvent de toute leur majesté et s'annoncent pleines de promesse. Nous venons en effet de conclure une forte vague pouf démarrée fin 2007 et dans laquelle nos nageons encore en ce moment allègrement.
Mais trêve de blabla. A vos marques, prêt, pouf !
Catégorie Pouf rock |
Nous ne débutons pas par une catégorie conventionnelle car nous allons évoquer le cas de la chanteuse de Superbus, Jennifer Ayache, fille de Chantal Lauby (Sisi !). A vrai dire, il y avait débat. Avant de pouvoir s'affirmer pouf, la prétendante doit sacrifier tout style personnel sur l'autel de son narcissisme. Or, même malgré le côté commercial éloquent, on pouvait encore s'interroger : Superbus n'arbore-t-il pas un style bien à eux qui leur est propre et qui serait simplement un style miminunuche ? (vous ne connaissez pas le style mininunuche ? vous devriez). En d'autres termes : de la chanson ludique berçée par un flot musical fringuant et léger.
Mais cette perception se dissout d'elle même avec le clip Travel the world. Jennifer Ayache donne dans ce clip une image paroxique de la pouf à tel point que c'en est même extraordinaire : Jenn' se fait littéralement porter à nu par une foule de bonshommes blancs comme si elle était l'objet égocentrique d'une convoitise mondiale. Ce pelotage de dimension planétaire fait sens à nos yeux de journalistes toto.
Peut être certains ou certaines d'entre vous ne sont pas encore convaincus, l'objectivité troublée par le grand sourire de Jenn'. Qu'à cela ne tienne, le dernier album de Superbus WoW est un festival en matière de pouffiasserie. Attardons nous sur le cas du morceau qui est la démonstration pouf ultime de toute pouf qui se respecte (Shakira sait de quoi je parle) : le morceau de la pouf dédiée à sa propre gloire. Jenn' fait là très fort puisqu'au delà de sa propre évocation, elle chante son amour pour elle même dans ce titre tout simplement intitulée Jenn, je t'aime. Tout est dit. Le spectacle pouf est édifiant.
Jennifer Ayache est ainsi la pouf rock de notre sélection française. Le dernier single de Superbus, Ca mousse, qui sonne telle une étrange réminiscence de la grande époque d'Alizée (qui de son côté nous fait un come back peu convaincant), nous confortera définitivement dans notre choix. |  |
Catégorie Révélation pouf | Plus classique, nous allons aborder maintenant la catégorie de la révélation pouf. A l'international, rappelez-vous, Nelly Furtado l'avait remporté haut la main. Elle a même réaffirmé son titre aux derniers MTV music awards. Affichant une blondeur qui pique les yeux, elle a célébré un prix remporté d'une série d'onomatopées pouf ("wooooooooo... thank you ! thank you so much ! wooo ! woo !"). Notons d'ailleurs au passage que ces MTV Music Awards étaient commentées notamment en France par Yelle (le commentage de cérémonie est un grand classique des amateurs de coups faciles).
Mais revenons à nos moutons : qui est la grande victorieuse de la french décoration de la révélation pouf ? Il s'agit bien évidemment de... Lorie ! Exercice difficile que de présenter Lorie tellement elle est devenue lieu commun. Il s'agissait en fait jusqu'ici de l'incarnation de la fille totalement mièvre qui faisait de la chanson totalement mièvre pour enfants de moins de 6 mois.
Mais la voilà désormais qui rentre par la grande porte de la pouffiasserie : pseudo musique de boite, surf sur la tendance du moment (la tektonik...), clip de pouf, le tout courroné par des photos de pouf pour les magazines. Bref, c'est carré, tout y est. Dans les journaux féminins, "Lorie est devenue femme" (et a découvert le loup Garou)(c'était facile). Dans les journaux masculins, "Lorie s'affiche". Nous dirons nous plutôt que Lorie est la révélation pouf de notre sélection française. |
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| Catégorie Pouf Grand Public | Nous allons aborder maintenant la catégorie historique : celle des poufs grand public. C'est une catégorie quouasi traditionnelle où les poufs se présentent nombreuses au portillon.
Toute pouf rêve d'être pouf pour tous pour que tous soient pour la pouf. Mais la pouf doit tout de même avoir du talent pour se rendre tellement commune et impersonnel qu'elle puisse devenir poufement accessible au plus grand nombre. Par exemple, nos deux précédentes gagnantes, malgré des efforts certains, ne répondent pas suffisamment à ces critères : Jennifer Ayache conserve un côté adolescent bien trop prononcé, et Lorie... c'est Lorie, c'est "2lor en moi", c'est la culture SMS, c'est trop éliminatoire (ns ne parlon po enkor ts kom sa). Alors qui pourra remporter cette catégorie ? Ca n'est pas Jennifer Ayache d'accord, mais ça sera alors Jenifer tout court !
Que nous disent les jauges ? La jauge "Presse People" est ok, la jauge "Singles réguliers" est OK, la jauge "émissions de variété" est OK. Tous les indicateurs sont au vert. Jenifer, dont l'impersonnalité est assurée par un nom de scène qui est en fait un prénom, est donc la pouf grand public de notre sélection française. Le problème qui se pose alors à elle comme à toutes les poufs généralistes est de ne pas se faire masquer sur tous les terrains par les poufs spécialisées qui les occupent. Mais Drucker veille, que la pouf grand public se rassure. | |
Catégorie Pouf R&B | Enfin, je ne pourrais éviter de conclure cette sélection sans aborder la catégorie de forte pouffiasserie qu'est la catégorie R&B. Pour revenir à nouveau sur notre dernière sélection internationale, nous avions assez logiquement couronné Rihana. Nous émettions des doutes quant sa longévité sur la scène pouf. Nous étions bien sottes.
Nous ne soupçonnions en effet pas son potentiel. Voici par exemple ce qu'elle a déclaré tout récemment dans la presse : "I absolutely love my bum, and I keep working at it because I want it to be perfect. It makes my clothes look good, and guys like it!". Quand on est capable de mobiliser tous les médias pour dire qu'on aime son propre cul, c'est que le talent pouf est indéniable.
Moi là j'arrête. Mais avant ça, élisons tout de même la gagnante française de la catégorie R&B : Mélissa. On retrouve là toutes les caractéristiques insupportables de la pouf R&B, notamment cette façon de dire dire des choses sans aucun espèce d'intérêt avec gravité, ou bien le spectacle d'une condescendance affichée qui flirte allègrement avec l'obscénité (humm je suis méchant un peu là non ?).
Mais ne nous leurrons pas : autant en France nous sommes très forts sur les poufs variétoches et consort, autant dans le secteur R&B nous souffrons gravement de la comparaison avec les poufs anglo-saxonnes qui écrasent toute concurrente française avec une facilité déconcertante. |  |
On pourrait dire : "et Vitta ??? et Sherifa Aluna ? [NDLR : rien à voir avec le groupe Sheraff] Ne serait ce point de la grande pouf française !". Hé non, j'en suis navré mais que nenni que nenni. Voici des leurres poufs dans toute leur splendeur car ce ne sont en réalité que des pseudo poufs. Elles ont l'air de pouf, peuvent se comporter parfois comme des poufs, mais elles n'en sont pas. Prétextant systématiquement une sorte de propos ou de démarche artistique (lol), elles sortent toujours l'alibi d'un message (lol), d'un discours (lol) lorsqu'on les interroge sur leur démarche pouf. Et c'est de la merde de mélanger comme ça pouffiasserie et politique.
Sur MdM, nous faisons le choix de la pouf qui ne triche pas : Jennifer Ayache revendique son côté "glam & rock" ; le côté pouf de Lorie est tellement évident qu'elle ne peut nier; Jenifer, elle, le fait à la manière de la pouf grand public, c'est à dire implicitement. Quant à Melissa, prétexter un quelconque propos serait si peu crédible (oh je suis encore un peu méchant là) qu'elle est bien obligé d'assumer son côté très pouf : c'est une pouf indiscutable.
Mais quelles répercussions peuvent avoir les pseudos poufs qui pullulent ? On est en droit de se poser cette question terrible qui pèse sur nos têtes. Vont-elles contaminer l'ensemble du paysage médiatique et menacer la pouf authentique tel l'épis de mais transgénique mettant en danger les cultures biologiques ?
Vous le saurez sans doute en suivant les prochains épisodes deeeeee ..... l'instant pouf ! |
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Qui est là ?
La V3. Oui, la V3 est là. Mais c'est quoi la V3 ? Vous avez vu une loutre sortir la tête de l'eau. Et puis vous n'avez pas compris.
C'est pourquoi, avant que déferle la vague inarrêtable de journalisme total (reportages spectaculaires sur les vols de slip, analyses financières de petits lémuriens, commentaires sportifs en milieu agricole...), nous allons revenir sur la genèse de la v3 pour comprendre ce que vous, internautes, avez devant les yeux.
Retrospective.
Nous étions fin 2007. Nous approchions des des 3 ans de mondedemerde.net. Hé oui, déjà 3 ans, et si peu d'articles : stupéfiant. Bref, nous arrivions à une date idéale, le 18 décembre, pour inaugurer une nouvelle version du site, plus joulie, plus fonctionnelle, plus conviviale. Mais il n'en fut rien. Faute de réactivité.
Les équipes furent alors mobilisés. Des graphistes et designers du monde entier furent appelés. Si le renouveau de Mondedemerde.net ne se faisait pas en 2007, 2008 devait impérativement l'annoncer, faille t il mettre les équipes sur le pied de guerre le jour de la saint sylvestre.
Et puis non... 2008, "3-2-1-bonne année" ! Et puis rien.
Alors soit, pas pour l'anniversaire du site, pas pour 2008.... alors pour les 2 ans de la V2 ! Ca serait pour l'anniversaire de la 2ème version du site, cette version qui en son temps n'avait apporté aucun changement visible (mais nombreuses étaient les améliorations invisibles).
Et puis non... toujours et encore : rien. Mais on pensait que ça n'allait pas tarder, qu'on y était presque, ça allait exploser.
Et là, la désillusion. Le 2 février 2008, Mondedemerde.net fut remplacé par un compteur de progression annonçant la V3 à.... 2%.
2% ! Est ce que cela signifiait le bout de la route ? la dernière ligne droite ? ou était ce un gros foutage de gueule ? Est ce qu'on voulait nous faire comprendre que le travail sur la V3 n'avait pas encore commencé ? Ou alors, est ce que la V3 finalement, c'était juste un compteur ? Peut etre tout ça à la fois.
Mais un mois plus tard, alors que plus personne n'y croyait : elle était là. Oui, le 8 mars 2008, elle était là. Pour l'anniversaire des 3 ans, 2 mois et 20 jours de Mondedemerde.net. Une façon de dire, comme la chaine Comédie!, que chaque jour est une fête.
Soit ! Elle était là mais ? Quoi de neuf docteur ? Des précisions ? Mais oui des précisions ! La V3, c'est le site refait à neuf avec :- plus d'interactivité : comme un cri de révolte, chacun et chacune peut créer son compte mondedemerdien et même, ultime reconnaissance identitaire, avoir un avatar bien à soi. Vous serez même reconnu pour commenter plus facilement !
- plus de suivi avec un flux rss (toutes les news en direct chez vous !) et l'accessibilité à l'actu par le menu : news, commentaires, articles pris au pif dans la MdM database...
- plus de classement avec la MdMdatabase qui sert vraiment à quelque chose maintenant, avec Steph l'archiviste qui vous présente ses sélections (il adore son job). On y retrouvera aussi les principaux articles publiés sur Mdm par catégorie.
- de nouvelles rubriques improbables comme celle de l'instant pouf qui regroupe tous les articles dédiés aux poufs dans une grande saga épique (à retrouver dans la MdMdB).
- plus de bannières qui, symbole d'un monde de merde qui bouge, changent à chaque visite
- et enfin, plus de rose (Groland, qui a repris les principes de profesionnalisme de mondedemerde.net, s'est aussi inspiré des couleurs de MdM. C'est du vol et du plagiat)
Cette V3 est aussi l'occasion de saluer un autre événement. Depuis peu, Mondedemerde.net compte parmi ses rangs un nouveau journaliste de l'ombre, un peu rétrograde sur les bords, mais plein de folie. Son nom : Earl Mayer. Un hommage à la série idiote du vendredi soir sur M6 ? Gageons que non.
Mais peut être que, tout comme le Earl de la série, c'est un type paumé qui essaie de sauver son Karma. Il aurait ainsi choisi de dédier sa plume au journalisme total. Vous avez d'ailleurs déjà pu le voir en action ici ou bien là.
Lorsque la V3 sortit, nous lui avons surpris ces mots : "Ca m'a l'air d'un bordel...". Voilà qui laisse notre curiosité en suspens et fait d'Earl Mayer un journaliste bien énigmatique.
Nous dévoilera-t-il ses mystères au fil des articles ? La V3 nous le dira... ou pas. |
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Elle est là
La V3 est là.
Dans la douleur, mais elle est là. |
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Dans la vallée d’Elah (Ella Elle l’a…)
…est un film qui n’a en substance strictement rien à voir avec France Galle.
Ce film réalisé par Paul Haggis (qui n’a rien à voir avec la panse de brebis farcie non plus), le réalisateur oscarisé de Collision (qui semble une nouvelle fois parti à la pêche aux statuettes), raconte l’histoire d’un père de famille (Tommy Lee Jones) qui enquête sur la disparition de son fils fraichement revenu d’Irak.
Curieusement, le ptit gars est revenu avec son régiment au sein d’une base militaire et a subitement disparu, comme ça pouf, sans laisser de nouvelle. C’est vrai que c’est inquiétant. Du coup le papa (interprété par Tommy Lee Jones) décide de partir à sa recherche. A peine arrivé, vla ti pas qu’on lui annonce que son fils est mort, découpé en petits morceaux et jeté en pâture aux coyotes du coin.
Un bête accident de pédalo pense la police, mais c’est sans compter sur la perspicacité et l’esprit de déduction du papa (joué par Tommy Lee Jones) qui en conclu immédiatement qu’un « sale chicanos » lui a fait la peau. C’est aidé du détective un peu tanche Emily Sanders (Charlize Theron, qui sera certainement nominée aux oscars dans la catégorie meilleure potiche) qu’il mène alors une enquête presque palpitante au rythme effréné d’un koala sous prozac faisant la course avec un caillou.
Mais bien sur, comme pour Collision, l’important ce n’est pas tant la lenteur de la réalisation ni la prolixité des symboles gros comme des cargos échoués en centre ville, mais bel et bien le message que le film véhicule.
Autant, après Collision qui nous aura tous bien fait comprendre que le racisme c’est mal, c’est ici le thème de la folie des hommes et de la guerre qui est abordé avec le panache d’un employé des postes pour nous faire comprendre que la guerre finalement c’est pas très bien non plus.
Saupoudré d’une dose « le racisme envers les mexicains c’est mal » et d’un soupçon de « la drogue c’est pas cool », enrobé dans une bonne dose de « tuer ses amis ça le fait moyen » le tout agrémenté d’un suspense haletant (si tant est que vous ayez les nerfs d'une jeune épileptique cardiaque) et de quelques références à la bible (surtout le titre en fait, dont on se demande toujours un peu le rapport avec le film), Dans la vallée d’Elah ne fait pourtant pas l’unanimité chez les critiques. Si certains y voient une fresque exceptionnelle sur « une Amérique minée par la guerre en Irak » (ah ben oui faire la guerre c’est pas drôle tous les jours), d’autres, comme le très réputé magazine Elle, y voient plutôt un thriller qui « ne montre rien d'autre que des soldats qui rentrent au pays brisés, et que la guerre est une chose vraiment horrible. Est-ce bien neuf ? »
Par soucis de galanterie envers la gente féminine, je me garderai bien de contredire cet avis fort tranché (limite impétueux) et le nuancerai plutôt en soulignant que ce film est une daube qui gagnera certainement le cœur du public, parce que la guerre c’est mal et qu’on ne cessera jamais de le répéter, quitte à cantonner Susan Sarandon à quelques scènes de larmes au téléphone, ça rajoute toujours une petite touche démocrate fort bien venue, surtout en ce moment. |
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