Khamsin
Trop nombreux sont ces jours
Où l'on passe son tour
Où le corps s'enkylose
Et la bouche reste close

Trop rares sont ces heures
Où l'on oublie la peur
Où cette bon dieu d'angoisse
A la joie cède sa place

Hé souffle, souffle petit vent chaud
Redonne moi le goût des mots
Dans cette paresse où je me vautre
Souffle moi donc l'envie des autres

Trop nombreux sont ces soirs
Où le néant s'impose
Où je préfère m'assoir
A défaut d'autre chose

Trop rares sont ces heures
Où l'on tient son humeur
Dans ces mains enfin capable
De rester un peu aimable

Souffle, souffle....