L'épou
Au milieu des champs blanchis
Maquillés par le soleil froid
Je me plante les bras en croix
J'ai crevé les yeux d'autruis

Je m'entraine à faire la cour
Aux corbeaux qui passent alentour
Ils ne sont pas si farouches
Parfois même on se touche

Même s'ils manquent de conversation
Ce sont mes derniers compagnons
Le moins ingrat le plus fidèle
A pris deux ou trois plombs dans l'aile

Mais je ne sens plus ses caresses
Le gel a brûlé ma peau
Ce soir j'ai le moral en baisse
Je bouffe de la soupe aux corbeaux

Si un jour qu'à Dieu ne vaille
Tu te souviens de l'amour
Là-bas au milieu des labours
Il est vivant ton épou.... vantail