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Dans la vallée d’Elah (Ella Elle l’a…) |
10 |
…est un film qui n’a en substance strictement rien à voir avec France Galle.
Ce film réalisé par Paul Haggis (qui n’a rien à voir avec la panse de brebis farcie non plus), le réalisateur oscarisé de Collision (qui semble une nouvelle fois parti à la pêche aux statuettes), raconte l’histoire d’un père de famille (Tommy Lee Jones) qui enquête sur la disparition de son fils fraichement revenu d’Irak.
Curieusement, le ptit gars est revenu avec son régiment au sein d’une base militaire et a subitement disparu, comme ça pouf, sans laisser de nouvelle. C’est vrai que c’est inquiétant. Du coup le papa (interprété par Tommy Lee Jones) décide de partir à sa recherche. A peine arrivé, vla ti pas qu’on lui annonce que son fils est mort, découpé en petits morceaux et jeté en pâture aux coyotes du coin.
Un bête accident de pédalo pense la police, mais c’est sans compter sur la perspicacité et l’esprit de déduction du papa (joué par Tommy Lee Jones) qui en conclu immédiatement qu’un « sale chicanos » lui a fait la peau. C’est aidé du détective un peu tanche Emily Sanders (Charlize Theron, qui sera certainement nominée aux oscars dans la catégorie meilleure potiche) qu’il mène alors une enquête presque palpitante au rythme effréné d’un koala sous prozac faisant la course avec un caillou.
Mais bien sur, comme pour Collision, l’important ce n’est pas tant la lenteur de la réalisation ni la prolixité des symboles gros comme des cargos échoués en centre ville, mais bel et bien le message que le film véhicule.
Autant, après Collision qui nous aura tous bien fait comprendre que le racisme c’est mal, c’est ici le thème de la folie des hommes et de la guerre qui est abordé avec le panache d’un employé des postes pour nous faire comprendre que la guerre finalement c’est pas très bien non plus.
Saupoudré d’une dose « le racisme envers les mexicains c’est mal » et d’un soupçon de « la drogue c’est pas cool », enrobé dans une bonne dose de « tuer ses amis ça le fait moyen » le tout agrémenté d’un suspense haletant (si tant est que vous ayez les nerfs d'une jeune épileptique cardiaque) et de quelques références à la bible (surtout le titre en fait, dont on se demande toujours un peu le rapport avec le film), Dans la vallée d’Elah ne fait pourtant pas l’unanimité chez les critiques. Si certains y voient une fresque exceptionnelle sur « une Amérique minée par la guerre en Irak » (ah ben oui faire la guerre c’est pas drôle tous les jours), d’autres, comme le très réputé magazine Elle, y voient plutôt un thriller qui « ne montre rien d'autre que des soldats qui rentrent au pays brisés, et que la guerre est une chose vraiment horrible. Est-ce bien neuf ? »
Par soucis de galanterie envers la gente féminine, je me garderai bien de contredire cet avis fort tranché (limite impétueux) et le nuancerai plutôt en soulignant que ce film est une daube qui gagnera certainement le cœur du public, parce que la guerre c’est mal et qu’on ne cessera jamais de le répéter, quitte à cantonner Susan Sarandon à quelques scènes de larmes au téléphone, ça rajoute toujours une petite touche démocrate fort bien venue, surtout en ce moment.
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