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06/12/11 - 13:16
A l'occasion de la récente élection de Miss France, une fulgurance a traversé Le Figaro comme en témoigne cette archive au style flamboyant. Un éclair de lucidité rapidement puni par le bannissement pour d'évidentes raisons commerciales.
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06/09/11 - 00:12
Ah oui au fait ! Le nouvel album de Lofofora, Monstre Ordinaire (zy va l'oxymore), prévu initialement le 10 octobre, sortira finalement le 24 octobre. Chiotte !
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It's evolution baby ! |
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Dans la foulée de la chronique "Vive la vie", j'ai réfléchi aux thématiques à côté desquelles un site intitulé "Monde de Merde" ne peut passer. Le visiteur lambda tapant "merde" dans son moteur de recherche n'est en effet point innocent et ma profonde mansuétude me tend à vouloir lui donner entière satisfaction. Tout en veillant à ne pas tomber dans la caricature bien entendu. Un peu de finesse s'il vous plait.
La chronique de "Vive la vie" sur "Monde de merde", il fallait le faire. Ca c'est fait. J'ai pensé à un autre thème qui trouverait naturellement sa place dans ces colonnes. Douglas Adams parlait de la vie, l'univers et le reste. Moi je vous parle de la vie, de ce monde de merde et de l'évolution. C'est donc de l'évolution que nous allons parler présentement car cela conclut le triangle cosmique de l'ordre des choses.
Voilà un concept bien vague que l'évolution lorsqu'il est balancé comme ça à froid. C'est là que je fais intervenir le clip de Pearl Jam Do the Evolution (album Yield, 1998) qui est la quintessence de la représentation de l'évolution.
Il résume ce que bien des discours de vulgarisation auraient du mal à faire ressortir en quelques minutes :
Déploiement de l'univers, apparition de la vie et processus biologiques, écosystème, représentation des sociétés, sciences humaines, technologies, idéologies, industrialisation, développement personnel, travail, capitalisme, violence, génocides, rituels, rapports de hiérarchie, politique, justice, sexe, maladie, religion, guerre, ségrégation, extrémismes, voracité, mise au pas de la nature, urbanisation, instrumentalisation de la vie, informatisation... toute l'évolution et plus spécifiquement l'évolution des sociétés humaines sont réunies ici et se terminent dans une gigantesque apocalypse.
Apocalypse qui est en fait... le retour aux sources. L'image de la cellule du début du clip passe en surimpression de la planète détruite à la fin. Comme quoi la vie ne serait qu'un éternel recommencement...
C'est d'une beauté expressionniste assez sublime. Seul l'interlude de la petite fille gambadant dans les champs sur les paroles "Alluelia alleluia" du chanteur semble indiquer un répit dans cette course infernale. Et pourtant non, putain, même pas : même cette greluche qu'on pourrait bien vite croire pure et innocente, comme nous l'inspire les images et la musique, est une tueuse. Elle écrase les fourmis. Elle écrase la vie. Tout comme les soldats dans les tranchées dans les secondes suivantes. Voilà un enchainement lourd de significations.
Un ange de la mort hante le clip. Comme une sorte de dieu sauce manga qui représenterait les grands délires émotionnels humains, de la volonté de domination à l'amour, cette succube représente à la fois la vie et la mort. A ce titre, elle se cape d'une jolie tête de mort très seyante par moments. C'est ainsi que c'est dans la prunelle de ses yeux que s'achève l'anéantissement de la planète (c'est beau ce que je dis).
Voilà donc ce qui constituerait la mythologie version Pearl Jam. C'est une mythologie assez rock & roll, comme en témoigne l'hystérie sur le petit solo de guitare (au bout d'1 minute et quelques du clip) et c'est bien cela qui fait tout la force évocatoire de ce clip : il nous rappelle à chaque instant la folie des hommes (petit extrait audio). C'est comme un hurlement à la lune de 4 minutes, un embrasement crescendo, une défiance à toute les turpitudes humaines passées en revue.
Côté texte, on retrouvera des paroles qui, outre les références à l'évolution, rappelleront les grands moments de l'homme pressé de Noir Désir.
Bref c'est du grand art.
Puisqu'on est sur l'évolution, sortons un autre clip de derrière les fagots. Dans une veine assez similaire mais avec une approche différente, voici celui de Korn :
Ici, le titre est appelé plus sobrement Evolution (album Untitled, 2007) et se cantonne plus essentiellement au développement humain. La conclusion est assez similaire dans le sens où l'être humain est présenté comme la vérole qui attaque la planète (monde de merde...). On remarquera aussi que les différents aspects des sociétés humaines sont aussi représentées chez Korn mais, au lieu d'être imagés, ils sont personnifiés : la religion par le curé, la science par les scientifiques, l'industrie par un texan...
A la différence de Pearl Jam, le discours est ici plus morbide et plus nihiliste (assez cohérent venant de la part de Korn). Il ne décrit pas la montée en puissance façon Pearl Jam. Pas de folle poursuite en avant, pas de course technologique. Ici, l'être humain s'est contenté d'essayer de se mettre debout, puis ça n'a pas duré, il s'est vite rabougri à nouveau. Même le singe est tout aussi doué.
Alors que chez Pearl Jam le quotient intellectuel de l'être humain lui permet de tout asservir et de faire des folies disproportionnées, il ne sert ici qu'à masquer des comportements aussi bestiaux que les espèces animales (cela dit... les deux postulats ne sont pas totalement incompatibles). Chez Korn, Les hommes sont considérés comme n'importe quel singe (comme ce cher Georges W.). La scène des intervenants hypnotisés par l'argent qui est jeté dans la salle de conférence rappelle terriblement les poissons dans un aquarium dans lequel on aurait jeté un peu de nourriture. Cela nous renvoie à une actualité insolite récente : les conséquences du jet de billets de banque sur l'autoroute.
En fait, l'homme est présenté comme un animal qui se renie. Lorsque la bimbo présente la banane et l'argent au singe, tout le monde se félicite que le singe choisisse la banane. L'homme aurait bien entendu choisi l'argent ; ce qui en ferait soit disant sa supériorité. Sauf que l'argent ne sert techniquement à rien pour le singe puisque sa valeur n'est que ce que l'homme en a décidé lui même avec ses congénères (remarque, le singe aurait pu se faire passer pour un être humain, prendre l'argent et aller acheter des bananes... mais bon).
A la fin, le dossier du déclin de l'espèce humaine est "rejeté" alors même que tout le clip s'acharne à démontrer le contraire. Cela serait comme pour dire que l'humanité a beau aller droit dans le mur, elle n'en ouvre pas les yeux pour autant si tant est qu'on lui adresse une habile démonstration de marketing (la bimbo numéro 2 qui retourne le tableau notamment...). Ca fait réfléchir.
Il est à noter un parallèle malicieux avec le clip de Pearl Jam. Là où chez ces derniers l'évolution humaine se termine dans les yeux de la prêtresse de la mort, elle finit dans les yeux du singe chez Korn ; ce qui synthétise chacune des deux visions assez puissamment.
It's the evolution baby !
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Celui qui propose la musique du futur maintenant
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Sébastien Tellier - My God Is Blue |
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Sébastien, non content de transcender la condition des pépitos (surtout les bleus), a la lumière au bout des doigts et illumine le plateau télé de Ruquier de sa superbe. Un véritable aboutissement aux danses cheloues instiguées par Sophie.
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Celui qui fête son anniversaire
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Quand c'est l'anniversaire de Chuck Norris, c'est souvent dans la gueule. Dans le doute, pour calmer le jeu, les Slovaques ont décidé de lui offrir un pont. C'est pas dit que ça soit suffisant d'autant plus qu'il s'intéresse à la politique maintenant.
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Celui qui annonce la fin de l'espèce
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Dans les bacs le 5 mars 2012 |
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Fuzati, celui qui kiffait les handicapés bien avant Intouchables, est finalement encore en vie et prépare son retour en teasant comme un gros batard. Jouant l'indien prophète de l'apocalypse, il annonce la fin de l'espèce, mais pas encore la fin du monde. Vaut mieux faire les choses dans l'ordre.
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Celui qui pipote
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Nicolas Bedos a rejoint le cercle très restreint des mecs qui peuvent dire des saloperies avec suffisament de bonhomie pour que (presque) tout le monde trouve ça génial (cercle jusque-là composé uniquement de Jean Dujardin). Certes, il fait le coup de la rupture, encore et encore, mais c'est du mytho : il se la raconte toujours avec ses semaines de merde via Marianne (en page 8) et fait encore le kéké à la télé.
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Celui qui est assez clair
Christian Cac est docteur en économie et sait comment en parler. Il peut organiser des sermons sur le FMI comme s'occuper de la jeunesse pour leur apprendre les règles. Il n'est pas là pour donner des notes mais quand il parle des salaires des grands patrons, y'a de quoi vouloir oublier dans l'alcool avec les chinois.
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| * tous les people * |
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