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  SOS ! Rio ne répond plus ! 3 
* Attention : article avec petits bouts de spoilers ajoutés *

C'est l'actualité sur grand écran qui aujourd'hui nous ramène à la genèse de MdM. En effet, Michel Hazanavicius (un nom détourné que ça m'étonnerait pas), le père de La Classe Américaine, origine de l'hommage fait par notre site et référence des détournements cinématographiques, vient de sortir sa nouvelle réalisation : OSS 117 - Rio ne répond plus.

Bien accueilli par le public, plutôt apprécié par la critique, le film semble promis à une bonne réussite comme le premier opus OSS 117 - Le Caire : Nid d'Espions

Mais une fois n'est pas coutume, je vais faire rien qu'à critiquer et montrer que tout n'est pas rose dans ce film de vacances mis en boite par une bande de bons copains.

D'abord, OSS 117 est porté essentiellement par un Jean Dujardin en état de grâce. Il faut bien le reconnaitre, le point majeur du film est en effet l'incarnation du "meilleur agent français" OSS 117 autrement dénommé Hubert Bonnisseur De La Bath (ou Noël Flantier...). Passant des pitreries les plus grotesque aux scènes d'actions rythmées mais néanmoins tout aussi farfelues, Jean Dujardin maintient une constance dans l'absurdité du personnage assez exceptionnelle.

Mais c'est là que le bat blesse : cela ne fait que renforcer la faiblesse du reste du casting.

Avant d'en aborder les détails, replaçons nous dans le contexte : Rio ne répond plus joue plus que jamais le détournement de James Bond. Cela est encore plus criant que le précédent épisode. On se retrouve dans une sorte de pastiche entre les James Bond de Sean Connery et ceux de Roger Moore. Parfois on dirait presque que Jean Dujardin interprète les dialogues doublés de Roger Moore dans Derrick vs Superman, autre détournement à l'actif de Michel Hazanavicius. Sans parler de l'affaire de la quiche qui nous fait demander dans quelles proportions ce film pourrait bien receler de références autobiographiques.

C'est dans cette atmosphère que nous nous retrouvons dans une aventure mêlant un scénario rempli de hippies, de nazis et de James Bond girls. Du côté de celles que nous appellerons plutôt les OSS girls, la gentille est désormais jouée par Louise Monot (avec un look sixties Emma Peal du plus bel effet) en lieu et place de Bérénice Béjo. Pour la messante, Reem Kherici (Amy Winehouse avec des gros seins) remplace Aure Atika. A noter que, à chaque fois, l'actrice faisant la gentille a un nom franchouillard tandis que celle jouant la méchante a un nom à coucher dehors (enfin vous êtes pas obligés de noter, cette remarque reste une remarque inutile et stupide).

Soyons honnêtes : si le film ose plus que son précédent volet, ce n'est pas le cas des deux OSS girls qui, même s'il est agréable de ne pas avoir affaire à des visages connus, sont nettement moins incarnées que dans le premier épisode. C'est particulièrement le cas pour la méchante dont on verra davantage la poitrine que la présence même dans l'histoire.

Côté Nazi, même chose, même faiblesse : le grand chef nazi est surjoué. Pas surjoué comme Jean Dujardin qui maintient une puissance dans la débilité tout à fait étonnante, mais surjoué comme un acteur qui en fait tout simplement trop. Plus de sobriété aurait sans doute créé plus de décalage par rapport à l'agent français et ça aurait été pas plus mal.

C'est en fait ce point qu'on peut reprocher à OSS 117 : Rio ne répond plus. A vouloir faire de la connerie à ne plus savoir qu'en faire, il en met à des endroits pas forcément nécessaire et même à tel point qu'il n'y a même plus quelques secondes de premier degré auxquelles se référer. On se demande même si le réal s'intéresse à son fil conducteur. Pourtant, comment justifier un second, troisième voire quatrième degré, s'il n'y a pas de premier un tant soit peu ?


Le film est ainsi un délire hallucinant mais c'est aussi pour cela que, de l'autre côté de la balance, il assure. Les limites de Caire : Nid d'Espions sont largement repoussées et la mise en scène n'hésite pas à consacrer plusieurs minutes pour installer un gag monstrueux (dans tous les sens du terme). On a donc à la fois la médaille et le revers de la médaille car, même si on reste parfois médusé face à certains délires, ça n'en reste pas moins jouissif (tel l'exemple des canardes). Il faut dire que les moyens sont là, le succès du premier OSS ayant donné sans doute beaucoup plus de liberté dans la réalisation.

Au niveau des dialogues, c'est la même chose. La souplesse de Jean Dujardin permet à Michel Hazanavicius de se défouler. Bêtise incommensurable, autosatisfaction sans borne, racisme de bas étage, numéros de charme complètement idiots : tout y passe. Les dialogues de La Classe Américaine sont là mais en un peu moins décalés. Faut quand même que ça reste accessible au commun des mortels du grand public ma petite dame.

Les délires se retrouvent aussi dans la mise en scène. La caricature des retournements de situation et celle des fameux flashback (une lubbie de Michel sans doute) sont poussées à l'extrême. Concernant les effets de style, on notera la reprise de la manie des séries d'époque à découper l'image en multitude de vues (les jambes de Dolores seront particulièrement multipliées). Le ridicule de la mise en scène n'a rien à envier au ridicule de l'agent "un un sept".

On aimerait qu'un film de ce type puisse devenir culte. Mais ça n'est pas le cas. On ne saisit pas trop ce qui empêche la sauce de prendre complètement, mais il n'y a pas cette saveur unique et magique du détournement totalement réussi. Le casting peut être... ou des dialogues extrêmes et décalés qui ne sont néanmoins peut être pas assez suffisamment marqués par l'empreinte historique de Michel Hazanavicius... Va savoir.

En tout cas, c'est un gros délire bien sympathique et qui évidemment dénote grandement dans le cinéma français. Déjà rien que pour ça, allons-y gaiement.

Kylord @ 19/04/09
 
 

20/04/09
J'ajouterai de plus que le film est très poussif au début et qu'on ne rigole pas beaucoup jusqu'à la rencontre avec les premier Juifs ("ça fait un peu jacadi a dit pas de charcuterie votre religion. Ca commence par interdire les saucisses, et après ça interdit l'alcool et ça oblige les femmes à se voiler").
Il en reste que malgré l'absence d'effet de surprise pour ce 2e opus, il reste toujours des citations à mourir de rire.


  page web

21/04/09
C'est vrai que ça démarre mollement... tout comme les James Bond en fait. Ils ont vraiment poussé la caricature très loin.

Enfin, de façon plus générale, j'ai trouvé le film bizarrement rythmé. Genre des fois : grosse cassure pour installer un gag alors qu'on s'attendait à une relance de l'aventure.
Enfin c'est un peu ce que je dis dans l'article (je suis super cohérent comme mec)


  page web

23/04/09
Je suis tout à fait d'accord sur cette analyse. (Je pensais que c'était important de le préciser)

 
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