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06/12/11 - 13:16
A l'occasion de la récente élection de Miss France, une fulgurance a traversé Le Figaro comme en témoigne cette archive au style flamboyant. Un éclair de lucidité rapidement puni par le bannissement pour d'évidentes raisons commerciales.
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06/09/11 - 00:12
Ah oui au fait ! Le nouvel album de Lofofora, Monstre Ordinaire (zy va l'oxymore), prévu initialement le 10 octobre, sortira finalement le 24 octobre. Chiotte !
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Helmut Fritz VS Discobitch |
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Comment se servir d'une mode électro pour mettre en exergue l'ère du temps ? La réponse tout de suite avec ce Versus n°3 : Helmut Fritz VS Discobitch.
J'avançais il n'y a pas si longtemps faire des "versus" originaux et me voilà déboulant avec ma comparaison des hits du top 50.
Rassurez-vous, bien que la déontologie journalistique infaillible qui me caractérise (toussa toussa) m'impose de mettre à disposition ma base de travail, rien ne vous oblige à une nouvelle écoute de ces deux tubes auxquels vous n'avez vraisemblablement pas échappé.
Alors oui, ce sont deux morceaux à la sauce dancefloor aux sonorités étrangement proches.
Alors oui, derrière ces deux morceaux se cache le même producteur : Laurent Konrad.
Alors oui, les deux morceaux utilisent le principe du personnage excentrique
Alors oui, les deux morceaux sont servis pas des textes en même temps bidons et satyriques.
Bref, on sent qu'il y a un ou deux coco qui ont repéré une sauce qui gagne. Et pourtant, tout n'est pas si simple. Alors que Discobitch s'est contenté d'un succès certes notable mais escompté, Helmut Fritz a tout raflé et s'est payé même le luxe de surfer sur le grand public.
Comment expliquer cette différence ? Quelles sont les raisons qui font que l'allemand dégénéré a primé sur la pétasse bourgeoise ? Pourquoi pourquoi pourquoi ?
C'est la réponse à cette question qui fait tout l'intérêt de ce Versus. Etude sociologique à l'appui, voici ma thèse :
1 - Le sexe
Helmut Fritz est un homme, et Discobitch est... une femme. Oui je sais, j'ai un sens de l'observation sensationnel. Je me sentais obligé de commencer ma thèse par ce point car, on a beau se la jouer post soixante huitard patati patata, une femme qui fait de l'humour, ça fait peur. Cela dit, dans certains cas, on peut avoir raison d'avoir peur comme avec cette nana qui a tenté de parodier Helmut Fritz de façon assez risible (parodier une parodie revient souvent à se prendre un mur, mais c'est mon opinion personnelle). Un mec qui fait de l'humour, ça fait rigoler. Helmut partait donc avec un avantage certain. L'humour, c'est pas pour les filles.
2 - La langue
Autre point commun du succès à l'un comme à l'autre, c'est la langue étrangère qu'ils utilisent. Helmut Fritz se la joue culture teutonne alors que Discobitch fait dans la culture anglo-saxonne. Mais voilà, l'un arbore seulement un accent ridicule (tout au plus s'essaie-t-il à un "scheize" universellement reconnu) tandis que l'autre parle carrément anglais sans nous traduire quoi que ce soit. Bref, l'un se veut accessible quitte à paraitre encore plus bidon alors que l'autre joue un jeu plus distant. Discobitch rétrécit donc son spectre de marché tandis qu'Helmut évite soigneusement cet écueil. Bien joué Helmut.
3 - Le snobisme
Les deux interprètes sont amplement évocateurs du snobisme, aspect révélateur de la déliquescence d'une société s'il en est. Mais, comme on le voyait venir avec leur usage différent de la langue, Discobitch est plus snob que Helmut. Toute la perversion de Helmut est de dénoncer le snobisme tout au long du titre en faisant du name-dropping à gogo et en ne citant que des marques qu'on connait bien peu quand on n'a pas la chance inestimable de vivre à Paris. Mais quoiqu'il en soit, malgré cette hypocrisie, il se place tel notre complice et conspue notamment toutes les marques en question. De son côté, Discobitch s'affiche plutôt en tant que IN et nous place en tant que OUT. Helmut continue de la devancer en chiffre d'affaires.
4 - La rebellitude
5 - L'opportunisme
Discobitch chante français pour profiter des quotas à la radio et s'adresse à des "biatches", qu'elle méprise certes, mais dont la compagnie lui est certainement bien plus profitable qu'une autre. A l'opposé, Helmut Fritz se fait refouler à l'entrée des boites sur son Vespa et n'arrive même pas à choper un taxi. Voilà deux attitudes dans la vie bien différentes qui, une fois de plus, rendent Helmut plus sympathique que son homologue disco.
En un mot comme en cent, Helmut est beaucoup plus en phase avec l'inconscient du peuple français bien connu pour sa suspicion ancestrale envers les puissants (joliment décrit dans Un Jour En France). Cela vaut à Helmut Fritz, malgré une recette musicale assez proche de Discobitch, de ravager les charts bien plus que sa copine la petite bourgeoise décadente.
Après, on peut toujours se poser la question de savoir si cela peut aller encore plus loin et durer dans le temps (question qui ne s'est pas posée pour Discobitch). Mais là rien n'est évident, d'autant plus qu'Helmut veut varier son son et même aller sur des terrains moins accessibles. Oh malheureux.
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Celui qui pipote
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Nicolas Bedos a rejoint le cercle très restreint des mecs qui peuvent dire des saloperies avec suffisament de bonhomie pour que (presque) tout le monde trouve ça génial (cercle jusque-là composé uniquement de Jean Dujardin). Certes, il fait le coup de la rupture, encore et encore, mais c'est du mytho : il se la raconte toujours avec ses semaines de merde via Marianne (en page 8) et fait encore le kéké à la télé.
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Celui qui est assez clair
Christian Cac est docteur en économie et sait comment en parler. Il peut organiser des sermons sur le FMI comme s'occuper de la jeunesse pour leur apprendre les règles. Il n'est pas là pour donner des notes mais quand il parle des salaires des grands patrons, y'a de quoi vouloir oublier dans l'alcool avec les chinois.
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Celui qui fait des vidéos
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(en grand angle) |
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Puisqu'il est devenu adulte, Norman peut aller sur les sites pour adultes. Mais bon c'est pas trop son truc alors il a décidé de profiter de l'été pour travailler sa virilité. Il se demande aussi comment ne plus être à la bourre mais là c'est pas gagné. Surtout qu'il passe son temps à faire des vidéos de chat.
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Celui qui te demande de lever ton verre
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Orelsan devient Raelsan et te prépare un nouvel album pour septembre 2011 |
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Un jour, il y aura une chronique sur Orelsan. En attendant, je continue de relever ses méfaits (mais pas trop quand c'est juste pour poker sur facebook...). Le dernier en date est une métamorphose en Raelsan, une émanation de rappeur sous forme de superhéros qui n'est pas sans rappeler un certain Comédien (style le double sens tavu). Après Fuzati (qui l'a mauvaise) et King Ju (qui reste gentil), voilà un nouvel adepte converti à la philosophie du masque. Humm une dérive sectaire ?
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Celui qui.... Stupeflip vite !
La religion du stup n'est pas morte ! King Ju, le chevalier masqué de Stupeflip, arrive à la rescousse de la veuve et du petit gars qui est en toi. Ce nouvel album sous forme de croisade, bien loin des guerres saintes et de la propagande inconsciente et imbécile de certains, est le résultat d'un veritable travail d'orfèvre. Au grand dam de Shy'm, je crois que King Ju n'est pas prêt de se calmer... sauf pour Mylène peut-être (le con).
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| * tous les people * |
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