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06/12/11 - 13:16
A l'occasion de la récente élection de Miss France, une fulgurance a traversé Le Figaro comme en témoigne cette archive au style flamboyant. Un éclair de lucidité rapidement puni par le bannissement pour d'évidentes raisons commerciales.
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06/09/11 - 00:12
Ah oui au fait ! Le nouvel album de Lofofora, Monstre Ordinaire (zy va l'oxymore), prévu initialement le 10 octobre, sortira finalement le 24 octobre. Chiotte !
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Queens of the Stone Age - Songs for the Deaf |
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Outch. Quelle chaleur. C'est pesant. Laborieusement, je m'essaie à l'ouverture d'une paupière pour vérifier si l'ambiance alentour est bien toujours inexistante. Sans surprise, il ne se passe en effet toujours strictement rien. Solliciter l'autre paupière ne sera pas nécessaire. Oh il y a bien quelques grains de poussière arrachés du sol par un courant d'air égaré dans ce désert de toute chose. Mais cela n'est que tentative dérisoire pour espérer animer l'endroit.
Je ne sais pas trop comment j'ai atterri là, perdu dans le désert du Nevada. N'importe quoi. Je suis même pas américain, je suis français.
Pour le fun, et par défiance envers l'atmosphère mortiphère de l'endroit, je tente de m'étirer en passant un bras dans le dos, pour voir ce que ça fait. Oui, parfois, j'ose m'aventurer à des gestes inconsidérés.
Alors que je gémis instinctivement pour avoir réveillé de façon aussi déraisonné mon appareil musculaire, je perçois un vrombissement lointain. Le retentissement plutôt chaotique me fait penser qu'il s'agit surement de l'œuvre de mon imagination ; ce qui est fort possible vu mon état apathique.
Puis... non. Mes oreilles ont beau être endolories par la torpeur, il est désormais clair qu'il y a anguille sous roche. J'ai à peine le temps de me perdre en conjonctures qu'un point rouge, prenant rapidement la forme d'une cadillac défoncée, déboule sur le terrain devant la cabane (oui je vis dans une cabane). Elle freine subitement dans un tintamarre hallucinant d'où un chant planant essaie de se dégager. "I can goooooo" ... "with the floooww".... La caisse tourne deux fois sur elle même de façon peu vraisemblable et stoppe net. D'un coup, l'espace de quelques secondes, le silence se réinstalle comme s'il ne s'était rien passé.
Le nuage de poussière soulevé par ce déchainement disparait peu à peu et tranquillement, de l'arrière de la caisse, Dave Grohl (leader des Foo Fighters !) s'éjecte des deux bras, avec son grand air d'ahuri sympathique. Qui pourrait croire que c'est l'ancien batteur de Nirvana ? Il vient vers moi, me tapote l'épaule distraitement et me lance : "j'espère que t'as de quoi boire là dedans, je crève de soif". Puis il part de lui même à la recherche de quelque liquide salvateur à l'intérieur de la petite maison dans la prairie.
Josh Homme, la tête des Queens of the Stone Age, sort lui tranquillement de l'engin, très sûr de son affaire. Il a un brin d'herbe dans la bouche. C'est visiblement une touche de romantisme kitsch qu'il affectionne. Son comparse Nick Oliveri est aussi de la partie. Il reste appuyé sur le rebord d'une portière, torse nu évidemment, traficotant une basse, peu concerné. Josh s'approche dans ma direction, avec une démarche quelque peu ridicule à la John Wayne. Je m'attends à une intervention plus sensée que les quelques propos furtifs de Dave. Attente bien sotte puisque Josh ne m'adressera rien d'autre que ces quelques mots : "salut vieux, on se paie un tour en caisse ? On va un peu n'importe où en écoutant de la musique très fort, ça te branche ?".
Euh... ok.
Alors que tout le monde se réinstalle dans la cadillac, je prends place à coté de Josh dans la bagnole et il se tourne vers moi pour m'expliquer :
- J'ai mis Songs for the Deaf, notre deuxième album, tu vas voir c'est ultime.
Il met le contact. L'autoradio reprend en écho le démarrage de la caisse (ainsi commence l'album). On entend des portières qui claquent, mais en fait c'est pas réel, ça provient du début de la chanson.
- C'est surpuissant, non ? Ça reproduit un départ en caisse, comme si la musique avait déjà commencé avant même d'allumer la radio. On a même poussé le vice à simuler des changements de fréquence de radio, comme si c'était toi qui le faisais tu vois. En fait, c'est un album dédié aux road trip. Écoute un peu la batterie qui lance le rythme. Là, pour l'intro, on a mis les grattes un peu en sourdine, le temps de passer la seconde. Ça va venir...
Il passe justement la seconde.
- ET BLAAAAAAAAAAAAAAAAAA, s'égosille-t-il en accompagnant le départ en trombe de la première piste.
Il me regarde dans les yeux avec un air de défi : You Think I Ain't Worth a Dollar, But I Feel Like a Millionaire.
Derrière, Dave martelle dans l'air dans une sorte de transe d'air batterie, reprenant son propre jeu dans l'album : "Putain là j'ai bien kiffé", se remémore-t-il. Nous poursuivons ainsi notre folle route vers nulle part, dans ce délire rock & roll. Savoureux, je dois l'admettre.
Josh me donne un petit coup de coude : "On s'est bien excité là, mais place à No One Knows maintenant. C'est un petit délire métaphysique tu 'ois, c'est ça aussi le rock. Mais tu dois déjà connaitre, ce morceau est même passé sur la radio française, t'imagines ?"| We get some rules to follow | | Nous avons certaines règles à suivre | | that and this | celle-là et celle-ci | | these and those | celles-ci et celles-là | | no one knows | personne ne sait |
- Belle image de la vie votre truc.
- Ouais t'as vu ça ?
- C'est surtout très explicite, me sentis-je de noter avec un soupçon d'ironie.
On arrive justement à un croisement dont l'existence, perdu dans le désert, semble dénué de sens. Josh reprend :
- Regarde tu vois, c'est comme là. Je pourrais continuer tout droit comme un naze, ou alors prendre à droite hop, pour le fun ! Dans les deux cas, j'ai aucune idée de où on va mais peu importe. No one knows. Allez hop on tourne à droite !
Les GPS ne sont résolument pas rock & roll.
Le morceau No One knows se construit quant à lui pour terminer sur un final sublime orchestré de façon crescendo. Dave pointe justement son nez à l'avant de la bagnole, au moment où la musique s'embarque dans un rythme effréné : "Qu'il est bon ce passage, on a bien géré là aussi". Le morceau retombe alors subitement sur la seule basse de Nick Oliveri avant de s'achever paisiblement.
Vient la suite de l'album : s'enchaine une succession de morceaux diablement efficaces, marqués "stoner" (pierreux littéralement, et ça veut bien dire ce que ça veut dire). La batterie est omniprésente, agrémentant les titres de sa perpétuelle énergie, sans que les guitares ne soient en reste. Sur First it giveth, Dave se jette comme un demeuré sur les sièges avant en lançant : "haha là aussi le kiffe ptain", et de taper sur les dossiers pour mimer la rythmique ultra rapide. Côté guitare, les solos sont d'une précision diabolique, cultivant malgré tout l'ambiguïté entre dureté mécanique et transe insaisissable. Cela continue dans la même veine avec A Song for the Dead, la musique pour les morts, possiblement adressé à chacun d'entre nous.
A l'arrière, Nick, animé soudainement par une étincelle perverse, suggère : "J'ai envie de fumer un truc". Comme s'il avait donné l'ordre aux armées romaines de marcher sur la Gaule, Josh donne un brutal coup de volant qui vaut au véhicule d'être propulsé dans la terre rouge et sèche qui vole sur notre passage. Coup de frein.
"Très bonne idée, en plus là, ça va être le 7ème morceau de l'album, Sky is falling, notre invité va bien tripper hehe"
J'ai en effet bien trippé ma race, à moitié en nage entre les chœurs planant et les lourdes guitares contrastées du titre.
Mais à peine me remets je de cette expérience spatiale que nous sommes déjà repartis dans notre course en avant. L'autoradio nous jette Six shooters aux oreilles. Ce morceau sonne comme un gros foutage de gueule mi-stoner, mi-metal. De quoi rentrer définitvement dans un état second sur les cris "shoot shoot shoooooooooooooooooot !". Josh donne des grands coups de volant en rythme avec un Dave toujours aussi hystérique sur les sièges arrières. La prévention routière n'approuverait pas.
Cela repart de plus belle avec Hanging Tree. Josh se calme un peu pour m'adresser la parole : "Ah oui tiens c'est Marc Lanegan qui chante sur ce morceau". "Yup", s'exclame une voix rocailleuse à l'arrière de la voiture. Je n'avais même pas encore remarqué l'intéressé. Ce Mark Lanegan restait stoïque, sagement assis à l'arrière, arborant une mine impassible derrière des sourcils broussailleux. Alors que j'allais lui demander pourquoi il disait "yup" comme ça, Josh ajoute : "ce mec c'est mon antithèse : je suis un gros balaise avec une voix gentillette, lui c'est un petit être rachitique avec une voix de yéti. Heureusement que les clopes existent : 20 paquets par jour, ça aide. Quel trouduc'."
A peine ces derniers mots prononcés que, sous une impulsion foudroyante, le petit yéti rachitique envoie une énorme latte sur la tête de Josh. "Fuck !". Le conducteur perd alors momentanément le contrôle et nous voilà partis dans le sable. Comme s'il ne fallait surtout pas s'arrêter, Josh maintient la pédale sur l'accélérateur en essayant de reprendre la main. Ce bordel crée un véritable brouillard de poussière dont nous finissons par sortir. Nous pouvons reprendre la route vers nulle part, tout va bien.
C'est à ce moment là que l'autoradio lance un véritable déchainement musical : Go With The Flow. Ce summum du rock & roll déclenche un véritable choc orgasmique qui nous aspire tout entier. "I want a new mistake... loose is more than hesitate...". La réalité est suspendue, des images me viennent de toute part, la caisse parait accélérer jusqu'à décoller, tout semble porté par une sensation de désir irrépressible. "Do you believe it in your head ?"...
Le morceau s'arrête net comme pour éviter d'aller au delà et qu'on reste dans les limites du supportable. Go with the flow se vit comme une expérience magnifique mais éprouvante. A la suite, les morceaux Gonna Leave You et Do It Again calment largement le jeu. On ne sait pas encore lequel va l'emporter sur l'autre. Est-ce qu'on va se quitter là-dessus ou remettre ça ?
Je suis déjà en manque de flow et je veux de nouveau "Go with the Flow". J'allais réclamer à Josh de remettre son morceau démoniaque quand il m'arrête aussitôt : "ssssssssshhhhhhh !!! God is in the radio !". Il a raison, Dieu est dans la radio. Aussi, m'abstiens-je de tout autre commentaire en respectant une déférence quasi religieuse à l'égard du solo de guitare en train de s'imposer d'une force tranquille et incontestable.
C'est alors qu'au beau milieu de nulle part, dans ce décor d'une monotonie extraordinaire dans lequel nous fonçons éperdument, apparait progressivement une anomalie dans le paysage. Je finis par apercevoir une autre voiture à laquelle est adossée une femme haute en couleur. Elle semble nous attendre depuis toujours. A notre approche, elle se décolle du capot et s'avance en travers de la route avec un air de malice.
Josh tique, éteint brutalement la radio (faut croire que dans certains cas, dieu peut se la fermer). Puis il arrête la voiture tranquillement sur le bas côté. Je m'attends presque à ce qu'il mette le clignotant. Par contraste aux minutes précédentes, le calme de l'instant est saisissant. Josh descend, arrache la brindille qu'on aurait pu croire à jamais coincé dans le coin de ses lèvres et fait quelques pas négligemment vers ce qui est vraisemblablement une très bonne connaissance.
- Qu'est ce que tu fous là ? lâche-t-il sans s'embarrasser d'une quelconque politesse et sans égard pour la présence de ses compagnons de route.
- Je peux venir avec vous ? répond la fille de façon assez taquine comme voulant renouer une complicité passée.
Josh détourne le regard qu'il perd dans l'horizon, assène sans plus de conviction quelque chose comme "je croyais avoir été clair", et revient vers nous sans aucune autre espèce de formalité. Toute malice a désormais disparu du visage féminin. Elle est remplacée par un masque de tristesse insondable.
En remontant avec autorité dans la voiture, Josh croit bon de nous signaler : "Je ne pensais pas que le prochain morceau serait aussi bien adapté aux circonstances...". On redémarre et on s'éloigne à une vitesse folle. L'autoradio qui a repris nous accompagne avec le titre Another Love Song. Il présente une chanson d'amour tournée en dérision pour devenir le récit ironique d'une rupture. On dirait une marche militaire gothique sous acide.
La fille dehors, avant de disparaitre complètement, n'aura pas lâché le regard une seule seconde de notre direction. Je ne peux pas m'empêcher d'être un peu chagrin sans trop savoir pourquoi.
"But you're too stupid to realize yourselves", entonne une dame sévère dans les enceintes. Mais à qui elle parle ? "A song for the deaf, that is for you". En effet, je n'entends rien d'autre que des bruits en sourdine. Je finis par faire remarquer :
- L'autoradio déconne.
- Non non, c'est une chanson pour les sourds. C'est normal que t'entendes queudalle. L'idée était de te faire croire que t'étais sourd et que t'entendais pas la chanson, mais toi, forcément, tu dis que c'est la faute de l'autoradio. Toujours la faute des autres, hein ?
- Euh....
Une certaine amertume est présente dans l'air. Opportunément, une ballade, la seule et unique, Mosquito Song, prend place. L'heure n'est plus à la communion rock mais à l'apaisement mélancolique. Marc n'a certes pas bougé d'un cil mais Dave s'est endormi et Nick est absorbé dans la contemplation de ses ongles. Quant à Josh, il se prend la tête. Il a bien ralenti le rythme. Accoudé à la portière, il se frotte la bouche avec sa main :
- Hmmm..., marmonne-t-il, "lullabies to paralyse"... c'est une idée à creuser...
Sans attendre que le morceau se termine, il donne à nouveau un brusque coup de frein. "C'est l'heure les gars", fait-il avant de sortir du véhicule et de sortir une batte de base ball du coffre. Tous les membres du groupe sortent de leur somnolence et font de même. Josh me fait signe de sortir. Pas la peine d'insister.
Ils se défoulent alors complètement sur la pauvre cadillac qui n'en demandait pas tant et qui dérouille méchamment. Ce spectacle donne l'impression d'un rituel exutoire. Je lance aux forcenés : "Pourquoi vous faites ça ?". Josh, transpirant, s'arrête alors momentanément en pointant du doigt dans ma direction, indiquant quelque chose derrière mon dos. Je me retourne pour voir un défilé de voitures détruites plantées dans le sol, témoin de précédentes expériences comparables.
Ah ouais quand même. Je finis par interroger :
- Et comment on rentre maintenant ?
- Où ça ? Dans ta cabane pourrie ? Arrête d'être aussi naïf mon vieux, on est dans ton rêve.
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Celui qui propose la musique du futur maintenant
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Sébastien Tellier - My God Is Blue |
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Sébastien, non content de transcender la condition des pépitos (surtout les bleus), a la lumière au bout des doigts et illumine le plateau télé de Ruquier de sa superbe. Un véritable aboutissement aux danses cheloues instiguées par Sophie.
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Celui qui fête son anniversaire
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Quand c'est l'anniversaire de Chuck Norris, c'est souvent dans la gueule. Dans le doute, pour calmer le jeu, les Slovaques ont décidé de lui offrir un pont. C'est pas dit que ça soit suffisant d'autant plus qu'il s'intéresse à la politique maintenant.
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Celui qui annonce la fin de l'espèce
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Dans les bacs le 5 mars 2012 |
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Fuzati, celui qui kiffait les handicapés bien avant Intouchables, est finalement encore en vie et prépare son retour en teasant comme un gros batard. Jouant l'indien prophète de l'apocalypse, il annonce la fin de l'espèce, mais pas encore la fin du monde. Vaut mieux faire les choses dans l'ordre.
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Celui qui pipote
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Nicolas Bedos a rejoint le cercle très restreint des mecs qui peuvent dire des saloperies avec suffisament de bonhomie pour que (presque) tout le monde trouve ça génial (cercle jusque-là composé uniquement de Jean Dujardin). Certes, il fait le coup de la rupture, encore et encore, mais c'est du mytho : il se la raconte toujours avec ses semaines de merde via Marianne (en page 8) et fait encore le kéké à la télé.
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Celui qui est assez clair
Christian Cac est docteur en économie et sait comment en parler. Il peut organiser des sermons sur le FMI comme s'occuper de la jeunesse pour leur apprendre les règles. Il n'est pas là pour donner des notes mais quand il parle des salaires des grands patrons, y'a de quoi vouloir oublier dans l'alcool avec les chinois.
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| * tous les people * |
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