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06/12/11 - 13:16
A l'occasion de la récente élection de Miss France, une fulgurance a traversé Le Figaro comme en témoigne cette archive au style flamboyant. Un éclair de lucidité rapidement puni par le bannissement pour d'évidentes raisons commerciales.
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06/09/11 - 00:12
Ah oui au fait ! Le nouvel album de Lofofora, Monstre Ordinaire (zy va l'oxymore), prévu initialement le 10 octobre, sortira finalement le 24 octobre. Chiotte !
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Suicide d'une chronique annoncée |
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Suivre l’actualité quotidienne au petit bonheur la chance, être à l’affut de scoops (ou être capables d’en inventer), se constituer un background (prononcer « bakgräwounedeu ») de compétences d’enfumette en tout genre, traverser l’Alaska à pied : bien des épreuves attendent le journaliste total. Son objectif, sa mission, qu’il ne perd jamais de vue, est de parvenir à publier un article qui sera l’osmose parfaite entre théories foireuses et humour de merde. Mais parfois, en dépit d’une déontologie marqué au fer rouge dans son cervelet, il commettra l’impensable : il donnera des éléments d’information (mais bien heureusement totalement inintéressants dans la plupart des cas).
Comment le journaliste total en arrive-t-il là ? comment peut il finir par dévier de ses convictions bornées ? Le peuple a le droit de se poser la question.
Il se trouve que l'interrogation tombe d'autant plus à pic que la rédaction souffre d'un collectif en perte de vitesse pour ne pas dire défaillant. Earl Mayer a disparu à l'étranger pour un motif un peu confus (il serait question d'adopter des wekas), I_am_I n'est pas arrivé au bout de son grand post de 2008 (ce qui, aux prémices de 2010, est fâcheux), Bordel est un peu désorganisée (mais fallait s'y attendre un peu pour une zombie); quant à Dunn, il reste sans doute l'élément le plus efficace dans son domaine, la production de rien, même si nous avons pu assister à quelques accidents bienvenus.
Pour comprendre la situation, j’ai donc commencé à fouiller dans tous ces papiers qui n’ont jamais vu le jour. Tous ces embryons d’article qui pour de sombres raisons demeurées incomprises (« oh il neige, je vais gambader dans les flocons», « je crois que j’ai trop bu… oula….beu *censuré* », « j’écris vraiment de la merde laisse tomber quoi »…) n’ont jamais été diffusées sur ce site. J'ai ainsi parcouru des tas de dossiers empilés, j'ai erré dans les archives, j'ai fouiné dans les poubelles. Oui, lecteur, je vais te révéler l’envers du décor. Oui, lecteur, place aux révélations grandiloquentes, aux paroles perfides, aux médisances encensées et aux sales coups de pute applaudis.
Prenons cette ébauche retrouvée que je tiens présentement dans mes mains (pas du tout en fait, mais mettons nous en situation voulez-vous). Cette chronique faillit éclore un beau jour et puis non finalement parce que voilà (le journaliste total ne cherche même pas d’excuse, il est au-dessus de ça).
Il s’agissait d’un article sur un flim : Suicide Club. Voilà qui vient à point après La Route. Sans oublier que cela tombe aussi à pic en cette période de pointe de l'activité post nouvel an (je sais, je suis atroce).
L’auteur de la chronique, mystérieux personnage se dissimulant sous le pseudo d’I_am_I, l'avait judicieusement intitulée « Fight Suicide Club ». On voit déjà un principe récurrent du journaliste total : étaler ses quelques références de partout pour se la péter à mort. Mais rentrons sans plus tarder dans le vif de cet article inachevé tel qu'il a été écrit par son illustre rédacteur à l'époque (je me permettrai quelques remarques en italique au fur et à mesure dans un souci de décryptage du travail du journaliste total) :
Fight Suicide Club |
Enfin un thème vraiment tendance sur mdm, le suicide. Quoi t’es pas encore suicidé ? Pauvre vieux pense un peu à soigner ta hypitude ! Venir te cultiver un peu auprès de l’élite sur monde de merde c’est bien, mais ça ne suffit pas. Un suicide réussi t’ouvrira les portes du show business…
Au moment où l’auteur écrit ces phrases, il ne sait pas à quel point sa clairvoyance tombe juste et était le présage d’un battage médiatique qui allait faire du suicide une banale actualité.
Sinon au pire tu peux mater suicide club. Tiens ça tombe bien ça me fait penser que je l’ai regardé pas plus tard que l’autre soir. Bon, j’ai rien compris. Est-ce que ça va m’empêcher d’en parler? Oui.
Ce passage dénote un grand déséquilibre mental chez son auteur. Vous pourrez noter en effet que le sujet se prétend dans l'incapacité de parler alors que c'est justement ce qu'il est en train de faire. Moi je pense que c'est un ouf. Un ouf malade.
Non en fait, je suis un ouf malade moi. C’est peut-être même pour ça que j’ai envie d’en parler. A chacun sa passion, la mienne c’est de passer pour un con.
Ah, au moins, on est d'accord sur un truc.
Un film bien obscur donc. Genre David lynch à coté, c’est limpide. Enfin j’exagère. Je suis quelqu’un qui exagère. D’ailleurs, il s’agit d’un film japonais, ce qui n’arrange rien pour l’occidental moyen. Bien des aspects du flim ont pu m’échapper pour cause de profondes divergences culturelles.
Ce paragraphe est un des plus cohérents qu'il nous sera donné de voir dans ces lignes. Je vous prie d'apprécier ce moment de grâce en respectant 1 minute de silence.
Un film certes bien foireux par certains aspects, mais aussi touchés par de grands moments de grâce…
(ou suicide circle dans lointain pays d’origine), c’est avant tout un titre qui a de la gueule.
Le moment de grâce aura été de courte durée. Ces deux lignes ressemblent à un melting pot de remarques qui n’ont pas été menées à bout. C'est dommage car
Le japon est secoué par des vagues de suicides collectifs irrationnels. Les flics sont sur le coup mais ils sont un peu paumés. Ils trouvent des sacs de sport plein de lambeaux de peau humaine sur les lieux. On peut y voir une sorte d’analyse de la société japonaise (l’effet mouton, d’ailleurs les plus touchés sont les influençables lycéens).
A chaque fois traîne sur les lieux du drame un sac de sport blanc. A l'intérieur, une longue bandelette constituée de lambeaux de peau mis bout à bout. Tout porte à croire qu'il s'agit de suicides collectifs. Mais les victimes ne se connaissent pas et les flics se perdent en conjectures.
Les deux paragraphes ci-dessus sont à peu de choses près les mêmes mais ordonnés différemment. Nous sommes en train de nous rendre compte de l'exigence intellectuelle du journaliste total qui étudie toutes les possibilités envisageables de formulation de sa pensée afin de publier le meilleur de lui même.
Quelques moments d’anthologie (les lycéens qui sautent du toit du main dans la main sur un coup
Là , le journaliste est allé se chercher un café. Drame fatal pour la cohérence de l’article car la parenthèse demeurera à jamais ouverte.
Soyons clair, moi, j’ai à moitié rien capté.
Drôle de mise en abime, car c’est un peu l’effet qu’on ressent quand on lit les bribes de cet article.
Merci de m’éclairer dans les commentaires ceux qui l’ont vu (c’est la raison qui me pousse à faire cette chronique). A la fois un thriller (des suicides apparemment liés à un site web, des sacs de sport rempli de lambeaux de peau humaine, et des flics perdus)
(pas tout pigé)
Là, le journaliste insiste bien qu’il ne comprend rien. Je sais pas si c’est moi mais le mystère s’épaissit. Concédons que cette démarche de solliciter le lectorat pour trouver réponse à ses propres questions est inédite et aurait fait date dans l'histoire du journalimse.
Un genre de thriller, délicatement parsemé de scènes insoutenables dont on se demande si elles sont bien à leur place (aaaaah nan pas la meuf qui se coupe le bras, non sérieusement un conseil, ne regardez jamais ce flim)
Voilà une preuve, s'il y en avait encore besoin, que le journaliste total est prêt à tous les sacrifices pour accomplir son devoir d'information.
Un film tout de même dérangeant, certaines scènes sont vraiment gores (surtout lorsqu’elles sont accompagnées d’une musique onirique) font mouche, dans le sens insoutenable. (Moi le film je l’ai regardé en 2 fois, une scène en particulier m’a un peu traumatisé. Sûrement un traumatisme enfoui de mon enfance. Alors oui c’est glauque, mais en même temps
En même temps quoi ? On ne saura jamais. Lire cette ébauche est un véritable travail de résistance à la frustration.
De l’horreur, vraiment, qui fait dans la bidoche collée aux murs, pas dans le psychologique. Parfois vraiment peu ragoûtant… Alors je sais ce que tu te dis, ami lecteur, ‘est ce que je dois regarder suicide club ou pas alors ?’. Boah j’en sais rien moi. T’as de ces questions franchement.
Tout ça pour ça.... Après coup, on réalisera que ces phrases sont la conclusion de l’article. Étrangement, elles apparaissent ici, en plein milieu de la chronique. Elles sont cependant un signe que le journaliste est en proie au découragement... le premier signe du destin tragique de l'ébauche...
Dérangeant aussi, cette manie qu’a le réalisateur de passer du 1er degré le plus tragique au second degré burlesque. Notamment cette scène où les horribles punks pervers sortent la guitare et nous offrent une bien jolie chanson (Impossible de ne pas penser au Rocky Horror Picture show) Parait que le réalisateur a tourné un porno gay. Ça se tient.
Alors que le reporter I_am_I arrivait au bout de son article, on se rend compte qu'il lui restait des anecdotes à placer. Mais il n’a vraisemblablement pas envie de chercher à les replacer l'air de rien dans le corps de l'article. Alors il les laisse à la fin pour maintenir l’architecture déstructurée de l’ensemble. C'est du journalisme total.
En fait, il s'agit peut-être d'une espèce de socio-analyse sur le problème des suicides au Japon. C'est gore, il y a une trame de thriller derrière, des passages à prendre au second degré et une ambiance malsaine, si bien qu'au final on se demande un peu quel est le message que le réalisateur voulait faire passer.
Voici une deuxième conclusion (qu’en conclure sur l’auteur ? qu’il aime bien conclure ?)
Il ne s'agit pas non plus ici de faire de ce site un lieu de rencontre pour futurs suicidés. De toute façon, en matière de suicide, les japonais sont les meilleurs. Leur expérience leur donne un avantage certain, toute concurrence serait ridicule.
Enfin, pour terminer l'article, on sent hélas le journaliste vraiment en banqueroute car ces quelques lignes sont en fait extraites d'un autre article, le tout premier paru sur MdM. Oui, c'est du vol et du plagiat. Cela étant dit, on ne sait pas vraiment précisément quel était le but de cette copie si ce n'est de combler de façon complètement désordonné un article qui n'en demandait pas tant. On remarquera toutefois que ce cross-over conclut simultanément l'article sur le film et notre enquête sur les coulisses du journalisme au sein de la rédaction de mondedemerde.net. Voilà qui est opportun. A vous les studios. |
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Celui qui pipote
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Nicolas Bedos a rejoint le cercle très restreint des mecs qui peuvent dire des saloperies avec suffisament de bonhomie pour que (presque) tout le monde trouve ça génial (cercle jusque-là composé uniquement de Jean Dujardin). Certes, il fait le coup de la rupture, encore et encore, mais c'est du mytho : il se la raconte toujours avec ses semaines de merde via Marianne (en page 8) et fait encore le kéké à la télé.
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Celui qui est assez clair
Christian Cac est docteur en économie et sait comment en parler. Il peut organiser des sermons sur le FMI comme s'occuper de la jeunesse pour leur apprendre les règles. Il n'est pas là pour donner des notes mais quand il parle des salaires des grands patrons, y'a de quoi vouloir oublier dans l'alcool avec les chinois.
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Celui qui fait des vidéos
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(en grand angle) |
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Puisqu'il est devenu adulte, Norman peut aller sur les sites pour adultes. Mais bon c'est pas trop son truc alors il a décidé de profiter de l'été pour travailler sa virilité. Il se demande aussi comment ne plus être à la bourre mais là c'est pas gagné. Surtout qu'il passe son temps à faire des vidéos de chat.
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Celui qui te demande de lever ton verre
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Orelsan devient Raelsan et te prépare un nouvel album pour septembre 2011 |
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Un jour, il y aura une chronique sur Orelsan. En attendant, je continue de relever ses méfaits (mais pas trop quand c'est juste pour poker sur facebook...). Le dernier en date est une métamorphose en Raelsan, une émanation de rappeur sous forme de superhéros qui n'est pas sans rappeler un certain Comédien (style le double sens tavu). Après Fuzati (qui l'a mauvaise) et King Ju (qui reste gentil), voilà un nouvel adepte converti à la philosophie du masque. Humm une dérive sectaire ?
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Celui qui.... Stupeflip vite !
La religion du stup n'est pas morte ! King Ju, le chevalier masqué de Stupeflip, arrive à la rescousse de la veuve et du petit gars qui est en toi. Ce nouvel album sous forme de croisade, bien loin des guerres saintes et de la propagande inconsciente et imbécile de certains, est le résultat d'un veritable travail d'orfèvre. Au grand dam de Shy'm, je crois que King Ju n'est pas prêt de se calmer... sauf pour Mylène peut-être (le con).
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| * tous les people * |
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