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MR 73 : monde de MR2

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La Rumeur

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  L'île de ouf malade 4 
Sur mondedemerde.net, faire découvrir des films qui n'ont pas l'exposition qu'ils méritent, c'est un peu mon sacerdoce. C'est pour cela que j'ai choisi de vous parler ce soir de Shutter Island, un petit film indépendant en provenance directe des US et réalisé par Martin Scorsese, un cinéaste méconnu qui pourrait bien faire parler de lui à l'avenir. Je continue dans les adaptations puisque l'histoire vient du roman éponyme de l'américain Dennis Lehanne (un mec qui a déjà inspiré le cinéma notamment ce bon vieux Clint avec Mystic River).

Au casting, ce sont aussi des jeunes pousses qui débutent, à savoir Léonardo Di Caprio et Mark Ruffalo qui interprètent tout deux des marshalls partant enquêter sur une île de ouf malade. Et pour cause : l'île abrite un asile de fous furieux meurtriers et symbolise le dernier recoin habitable de l'âme avant la perdition totale. Les deux flics vont courir après la disparition d'une patiente forcenée mais vont découvrir bien plus qu'ils ne le pensaient (* musique tendue *).

Voilà, j'ai posé le contexte et maintenant il va bien falloir déflorer le film pour voir ce qu'il a dans le ventre.

Après Avatar qui nous invitait dans l'univers des rêves édulcorées, Shutter Island nous plonge dans le monde de la folie intérieure. C'est assurément un beau monde de merde. Entre évocations des camps de la mort, réminiscences de nazis par-ci par-là, souvenirs d'images sanguinolentes et hallucinations perturbantes, on est soumis à un délire psychique notoire.

Comme Avatar et sa 3D qui avait pour mission de nous mettre dans le même état d'esprit que Jake Scully découvrant le monde tout mimi-flashy de Pandora, Scorsese va s'appliquer avec un talent certain à nous immerger dans le doute perpétuel de la schizophrénie du personnage principal. Les effets spéciaux par exemple sont intégrés en douceur dans le film sans s'étaler en long et en large comme des gros cochons. Certains d'entre eux m'ont rappelé assez étrangement les codes utilisés dans Max Payne (je parle bien évidemment du jeu vidéo aux vertus cinématographiques bien supérieures à sa pitoyable adaptation sur grand écran). Je me permettrai même une remarque de spécialiste que je ne suis pas car j'ai été à plusieurs reprises saisi par la qualité de la photo, à la beauté simple mais évocatrice.

En fin de séance, du murmure de la foule surnagent des "putain j'ai rien compris" (il y a aussi "merde c'était en VO, on s'est planté de séance" mais cela n'est à attribuer qu'à la bêtise crasse de l'ignorance propre à la jeunesse désœuvrée). Autant dire que Scorsese a réussi son coup car il est évident que c'est le type de réaction qu'il recherchait (ou alors s'il a voulu être clair, il a complétement merdé...). Bien sûr, il y a un cheminement, une ligne directrice. Il y a même la révélation. Mais même quand on pense l'avoir saisi, on peut difficilement conclure que nos conjectures personnelles soient la vérité ultime du film. Et ça, c'est vraiment un beau coup de pute du camarade Scorsese car bordel on veut savoir putain de merde ! (oui bon... c'est un petit accès de grossièreté pour rattraper mon quota qui n'était pas respecté ces derniers temps). Mise en abime oblige, on est tout comme l'enquêteur en chef sur l'île qui, comme le montre l'affiche du film, essaie tant bien que mal de faire de la lumière sur l'affaire. Mais avec des allumettes, il est parti pour en chier.

Cependant, ne soyons pas dupes : sous le prétexte fallacieux d'une vérité obscure et d'une dimension onirique, tout réalisateur peut être très vite tenté par les approximations à tout va : "aller hop on fait n'importe quoi, et on dira que c'est fait exprès, ils n'y verront que du feu". Dans l'absolu, ça peut marcher : le génie ne s'explique pas. Mais ici, bof bof. Si la mise en scène porte le propos, on ne peut pas en dire autant de Léonardo qui ne transcende rien. On cerne difficilement ce qu'il fabrique. OK, Scorsese l'aime bien, c'est son boy, il le trimballe de film en film mais est-ce une raison suffisante pour lui faire endosser un rôle qu'il ne mesure pas en profondeur (le virtuel Max Payne qui traverse tout un tas de situations similaires est bien plus convaincant dans sa BD). Et enfin fichtre, on nous fait encore le coup de la pilule rouge et de la pilule bleue. Je me pose une question : vaut-il mieux continuer à vivre comme un monstre ou mourir en homme bien ?
Kylord @ 07/03/10
 
 
Et mon cul, c'est du poulet

08/03/10
J'ai vu ce film il y a deux jours : il n'y a aucune ambiguïté sur la fin, tu passes pour un âne. Ton article est nul, la comparaison avec Avatar est à chier, ta culture cinématographique a l'air d'être aussi anémique qu'une top modèle éthiopienne, pond plutôt des chroniques sur le tricot où l'élevage des vers à soie, tu seras (peut-être) moins ridicule.


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10/03/10
Ton commentaire m'a touché et j'en ai fait un article. Je n'en suis pas encore à chroniquer le dernier tricot à la mode mais tu vois, je me remets en question.


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10/03/10
Vazy là je suis sur que ta culture du tricot est aussi pandémique que la grippe A.


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10/03/10
tu es encore plus perfide qu'Eric Naulleau espèce de sale jeune.

 
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