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06/12/11 - 13:16
A l'occasion de la récente élection de Miss France, une fulgurance a traversé Le Figaro comme en témoigne cette archive au style flamboyant. Un éclair de lucidité rapidement puni par le bannissement pour d'évidentes raisons commerciales.
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06/09/11 - 00:12
Ah oui au fait ! Le nouvel album de Lofofora, Monstre Ordinaire (zy va l'oxymore), prévu initialement le 10 octobre, sortira finalement le 24 octobre. Chiotte !
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Vampire Bloodlines : Soif de sang, soif de mieux |
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Je m'appelle Kylette. Je crois que j'ai déconné la nuit dernière. Je déconne beaucoup trop.
Give me the night
Avec des copines, on était sorti en boite pour faire les connes. Durant la soirée, y'avait un type au bar. Il me fascinait. Ses lunettes jaunes, peut être, ou alors ses cheveux psychédéliques. Je sais pas pourquoi mais j'ai fait en sorte qu'il me remarque. C'était pas dur. Faut dire, même les copines trouvent que j'abuse avec ma tenue cheerleader taille 12 ans. Résultat rapide, il m'a fait signe de sortir le rejoindre.
On s'est retrouvé dehors. Sans un mot, rien. Il m'a embarqué dans sa caisse. Je pouvais pas parler, ça sortait pas. Apparemment, ça lui convenait. Il m'a amené dans son appart. Un vrai taudis que c'était bordel. Mais qu'est ce que je foutais là ? Ça ne me ressemble pas.
On s'est retrouvé sur son lit. J'étais toujours sous le choc. Il m'a fait : « I want to show you something ». Ça m'a étonné, il parlait anglais. Un marrant ce type. Sûrement pour se donner un genre. Ou peut être parce qu'on est à L.A.. Putain, merde, je délire complètement. Depuis cette nuit où il m'a prise dans ses bras, je perds un peu les pédales. Quel pied c'était quand j'y repense. J'avais jamais ressenti un truc pareil. Après ça, le trou noir. Quand je me suis réveillée, des zouaves ont débarqué. Il se sont jetés sur nous pour nous enfoncer des pieux dans la poitrine. A moi et à mon mec. Ca fait mal putain.
Voilà. Maintenant, je suis à genou sur cette estrade, tenue par un sale type. Je suis devant une assemblée de tarés. On les croirait tous sortis d'un mauvais trip. Sur la scène, à coté de moi, un mec bcbg donne dans les grands discours. Merde ! Il a fait couper la tête du gars de cette nuit ! Ce sont toujours les meilleurs coups qui partent en premier... Le snobinard continue de déblatérer. Ca commence à craindre. Putain, je comprends rien. Ca va être mon tour ? Ah non, on veut bien me laisser la tête tranquille à moi. Ca m'arrange.
On m'apprend que le mec de la dernière nuit était un vampire. Il m'a transmis sa nature. Je suis donc une vampire. Ca me rassure, je comprends maintenant. Ca explique pourquoi mon teint est devenu blafard. Mais... vampire ? Comment ça ? Ça me rassure peut être pas tant que ça ces conneries. On me dit que comme il était malkavien, je suis une malkavienne. Une malkavienne ? Bordel, c'est quoi ça encore. Des vampires complètement névropathes, on me répond. D'accord. C'est pas parti pour s'arranger. Je vais me réveiller. D'habitude je me réveille plus tôt. C'est juste que ça dure plus longtemps cette fois-ci.
Toujours pas réveillée
Deux jours que je traîne dans l'appartement que « le prince » m'a refilé. « Le prince », c'est comme ça que le type bcbg se fait appeler. Il doit être important. Moi, je suis toujours aussi paumée. J'ai eu trop peur d'aller retrouver les copines. Je me sens tellement... différente. J'ai même un œil qui a changé de couleur. Ça part sévèrement en vrac.
Du coup, je moisis dans l'appart. J'ai plein d'idées bizarres qui me passent dans la tête et c'est pas avec les actualités morbides racontées à la télé que ça va s'arranger. Je cogite trop. Faut que je sorte. La boîte. Je vais y retourner.
Quand je sors de l'immeuble, il se passe un truc bizarre. Comme si le monde arrêtait de tourner. Je me sens absente. D'un seul coup, tout revient. C'est bizarre comme sensation, ça m'arrive dès que je rentre ou que je sors d'un bâtiment. Ca commence à m'énerver.
Arrivée à la boîte et à peine entrée, je me fais accoster. En général c'est un mec. Un lourd. Pas cette fois. C'est une fille. Elle a mon style. Merde, je pensais pas qu'on pouvait faire encore plus aguicheuse que moi. Visiblement, on peut. J'ai envie de lui mordiller le cou. J'ai envie de... putain, qu'est ce que je raconte moi ?
Elle aussi c'est une vampire. J'ai compris le truc. C'est pour ça aussi qu'elle m'a reconnue. Apparemment elle m'apprécie. En ce moment, je dis plein de choses bizarres qui m'échappent. Elle, ça lui plait. Mais elle doit partir. Je crois pas que c'est elle qui va m'aider.
Je sais pas si c'est à cause d'elle, mais je suis toute émoustillée. J'ai une drôle de sensation dans la gorge. J'ai envie de sucer. Sucer du... Merde ! C'est vrai, je suis une vampire. Flippant. J'ai trop envie de mordiller quelqu'un. Impossible de résister. Il y a cette fille oubliée de tous dans ce canapé de coin. Je vais la voir. Mais... pour faire quoi ?...
Arrête de te mentir, vampire, tu sais ce que tu vas lui faire.
Fin de l'expérience intra-diégétique
Vous l'avez compris : Vampire Bloodlines est un jeu de rôle où l'incarnation du personnage est trippante d'autant plus qu'elle est soutenue par une ambiance exceptionnelle (dialogues, humour, environnement sonore, musique, univers... splendide). Selon son clan d'appartenance - comme les malkaviens pour la petite kylette - et selon les capacités choisies, l'expérience de l'aventure s'approche différemment (à noter par exemple, que pour ces schyzophrenes de malkaviens, la plupart des dialogues sont spécifiques à leur clan).
Chaque aspect du jeu - discussion, infiltration, combat, évolution du personnage, déroulement scénaristique et bien sûr tout ce qui a trait à la délicieuse vampirisation - a profité d'un travail particulier. Contrepartie, hormis sur la toute fin, la trame de l'histoire principale est invariable. Développer toutes les complexités d'une trame a suffisamment occupé les développeurs de Troika pour les empêcher d'aller au delà, notamment vers plus d'alternatives. Par contre, on voit pas ce qui les a forcé à nous créer un monde si étroit. Le moteur d'half life 2 ? Peut-être. Quand j'évoquais la boite de nuit, l'appartement et le trajet entre les deux, il faut savoir que cela couvre le quart d'un secteur entier, sachant qu'il y a en gros 4 grands secteurs se limitant à eux tous à une seule ville : Los Angeles. Pas énorme et c'est un doux euphémisme. Pour leur défense, on dira qu'on préfère encore un monde petit mais hautement interactif plutôt que des étendues urbaines faussement vivantes.
Autre problème : la technique. Les bugs, le graphisme inégal, la mauvaise gestion du moteur (notamment les ralentissements inexplicables), les inévitables chargements d'une plombe (expliquant les absences momentanées de kylette) font souffrir grandement l'expérience de jeu. A croire que c'est le lot des jeux de rôle ambitieux que d'être minés par la technique. Mais, sur ce coup là, il serait dommage que ça constitue un obstacle infranchissable parce qu'il y a dans ce jeu des moments grandioses (il y en a un fameux où le frisson ne nous lâche pas), et pour un jeu désormais au prix budget, franchement, ça le fait.
Vampire bloodlines fait parti de ces jeux qui font rêver parce qu'il donne une vision de ce qui est possible d'installer comme univers, aidé en cela, il est vrai, par le background solide du jeu de rôle papier de White Wolf. L'expérience de kylette est quasiment racontée telle qu'on peut la vivre en jouant. C'est pourquoi monde de merde y attribue une mention particulière dans ces colonnes. Reste à faire mieux implémenté, plus vaste et moins linéaire. Et là, ça sera le top. Allez, au boulot.
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Celui qui propose la musique du futur maintenant
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Sébastien Tellier - My God Is Blue |
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Sébastien, non content de transcender la condition des pépitos (surtout les bleus), a la lumière au bout des doigts et illumine le plateau télé de Ruquier de sa superbe. Un véritable aboutissement aux danses cheloues instiguées par Sophie.
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Celui qui fête son anniversaire
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Quand c'est l'anniversaire de Chuck Norris, c'est souvent dans la gueule. Dans le doute, pour calmer le jeu, les Slovaques ont décidé de lui offrir un pont. C'est pas dit que ça soit suffisant d'autant plus qu'il s'intéresse à la politique maintenant.
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Celui qui annonce la fin de l'espèce
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Dans les bacs le 5 mars 2012 |
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Fuzati, celui qui kiffait les handicapés bien avant Intouchables, est finalement encore en vie et prépare son retour en teasant comme un gros batard. Jouant l'indien prophète de l'apocalypse, il annonce la fin de l'espèce, mais pas encore la fin du monde. Vaut mieux faire les choses dans l'ordre.
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Celui qui pipote
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Nicolas Bedos a rejoint le cercle très restreint des mecs qui peuvent dire des saloperies avec suffisament de bonhomie pour que (presque) tout le monde trouve ça génial (cercle jusque-là composé uniquement de Jean Dujardin). Certes, il fait le coup de la rupture, encore et encore, mais c'est du mytho : il se la raconte toujours avec ses semaines de merde via Marianne (en page 8) et fait encore le kéké à la télé.
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Celui qui est assez clair
Christian Cac est docteur en économie et sait comment en parler. Il peut organiser des sermons sur le FMI comme s'occuper de la jeunesse pour leur apprendre les règles. Il n'est pas là pour donner des notes mais quand il parle des salaires des grands patrons, y'a de quoi vouloir oublier dans l'alcool avec les chinois.
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| * tous les people * |
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